rituel cultuel initiation des nouveaux-nés à l'agriculture au DahomeyCulture et histoire

Rituel d’initiation des nouveau-nés à l’agriculture

Quelle place l’agriculture occupe-t-elle dans la tradition africaine ?

Assurément, une place très importante car elle est étroitement liée aux cultes.

En quoi les nouveaux-nés sont-ils concernés par cette tradition ancestrale ?

Prenons l’exemple des cultes endogènes qui sont pratiqués depuis des siècles dans la région « AKHÖ » (Adja-Tado, Ké, Hun et Öyö). Cette aire géographique recouvre une partie de quatre Etats issus de la colonisation de l’Afrique de l’Ouest à savoir le Nigéria, le Bénin, le Togo et une infime partie du Ghana. Elle est le berceau cosmopolite des premières traditions ancestrales qui visaient à assurer la longévité des humains et de la nature environnante.

Parmi ces cultes fondamentaux figurent : la tradition d’inscription de tout nouveau-né au cercle de sa famille d’accueil et les rites d’initiation qui ont pour objectif de placer l’enfant sous les meilleurs auspices pour ses futures performances professionnelles dans le domaine de l’agriculture, toujours selon les croyances ancestrales encore en vigueur dans l’aire cultuelle et culturelle « AKHÖ ».

Famille - Abdomen

En tant que membres du conseil familial d’une collectivité ou d’un clan, ce sont les reines mères et les patriarches de la branche paternelle de l’enfant, qui sont les garants et les dépositaires de ce rituel. Ils le perpétuent en vue de faciliter l’existence du nourrisson dans son nouveau monde, c’est-à-dire sa vie sur Terre. Considérant que tout nouveau-né est un descendant d’un ou de plusieurs ancêtres fondateurs de sa famille d’accueil, les traditions primitives prescrivent des soins obligatoires à lui administrer par les membres les plus âgés de sa famille paternelle.

TRADITION FAMILLE ENFANT INITIATION Agriculture DAHOMEY

A compter du jour de l’accouchement, toute mère d’un bébé est soumise à l’obéissance de principes élémentaires qui régissent le rapport entre les ancêtres de sa belle-famille et son enfant. La raison est d’ordre sanitaire, par crainte de possibles conséquences des maladies qui pourraient survenir au cours de la vie de l’enfant en cas de transgression. La durée réglementaire pour l’ensemble de ces rites varie en fonction du sexe de l’enfant : sept jours pour les filles et neuf jours pour les garçons. Il s’agit d’une période au cours de laquelle la nouvelle mère ne doit manger aucun aliment salé ou pimenté par exemple. De même, elle n’a pas le droit de sortir de la maison pour être vue à l’extérieur par des personnes étrangères, notamment par des gens avec lesquels elle aurait eu un conflit non résolu au cours de sa grossesse jusqu’au jour de son accouchement. Ce sont là quelques mesures à respecter pour éviter tout préjudice sur la vie de l’enfant.

Communauté - des loisirs

Sur la liste des précautions à prendre, il est défendu à une nouvelle mère d’observer le ciel au cours des soirées et cela tout au long de séjours dans la maison pendant phase d’isolement parce qu’elle pourrait croiser la sortie d’une nouvelle lune, laquelle peut être source de malédiction pour son bébé. A propos de cet interdit, plusieurs traditions de l’aire cultuelle Adja-Tado, Ké, Hun et Öyö s’accordent sur le fait que certaines nouvelles lunes sont porteuses de malédictions tant pour les femmes en couche que pour celles en état de menstruation. La tradition préconise ces mesures à cause de l’affaiblissement des pouvoirs protecteurs de la mère sur son enfant en cas d’attaque d’une force maléfique.

des loisirs - Loisirs

La fin de cette période d’isolement maternel est marquée par des coutumes qui sont célébrées dans l’intimité ancestrale par les reines-mères et les patriarches qui consistent à offrir les premiers mets à l’enfant. C’est à cette occasion que se célèbre le culte d’initiation du nouveau-né à l’agriculture, à travers rites et offrandes adressées aux divinités agronomes à savoir : Sakpata, Xêfiosso et autres. A la fin, la nouvelle mère sous l’inspection des membres du conseil familial doit labourer le champ et semer des graines de maïs et de haricot avant de retourner à la maison avec des fagots de bois et des racines de plantes puis des feuilles à préparer en guise de tisane pour son bien-être et celui de son nouveau-né.

Graminées - Agriculture

Ensemble, les rites d’inscription d’un nouveau-né dans le cercle de la famille se veulent être un système de prévention endogène contre des blocages et d’autres difficultés liées aux maladies héréditaires, là où les cultes d’initiation des nouveau-nés à l’agriculture sont nécessaires pour faciliter l’alliance entre les divinités de production agricole et tout nouveau-né au profit d’un rendement croissant tout au long de la vie agronomique de ce dernier.

Plante - L'eau

Sol - Plante

L’exemple de la région AKHÖ nous aide à comprendre que ce sont ces dispositions basées sur la foi des adeptes qui sont à l’origine des remarquables capacités agronomiques chez les natifs d’Afrique. L’agriculture constitutive du culte endogène est un mécanisme sociétal que partagent encore des milliers d’habitants de cette grande région cosmopolite. Ils font société autour de ces principes, comme le faisaient leurs ancêtres avant eux. Par ailleurs, ces capacités à labourer, à défricher et à cultiver sous un climat chaud n’est-il pas aussi l’une des motivations esclavagistes portées sur la qualité des captifs en provenance du Dahomey sur la « côte des esclaves » ?

De même, ces règles vitales, reconnues par le plus grand nombre et inculquées depuis la plus tendre enfance, ont guidé les Africains déportés dans différentes régions des Antilles et des Amériques. Ces principes ont jeté les bases de nouvelles sociétés tournées vers l’agriculture.

Remerciements aux contributeurs : Yinjla FASSINOU, Mathieu DJIVOESSOUN, Agbannon DOSSA, et tous nos amis martiniquais et guadeloupéens partenaires de longue date

Reptiles - Serpents rois

Cheveux longs / M - Arbre
rituel nouveau né 12
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Fête internationale des religions endogènes au Bénin

La fête internationale des religions endogènes au Bénin s’approche

Le groupe universitaire de recherche en histoire et culture au Bénin en coopération avec l’administration du Mausolée Historique Adja-Tado, Ke, Hun et Oyõ lancent un appel aux scientifiques, aux anthropologues, chercheurs, philosophes, théologiens internationaux, etc. pour une réflexion pluridisciplinaire à l’occasion de cette célébration annuelle.

Institutionnalisée par le gouvernement béninois pour être célébrée tous les 10 janvier depuis 1992, la fête internationale du vodoun se veut être le mécanisme d’une révolution spirituelle encore inconnue du monde moderne grâce à ses dimensions universelles, thérapeutiques et surtout métaphysiques.

Participer à cette fête aux côtés des royaumes traditionnels de l’aire culturelle et cultuelle Adja-Tado, Ké, Hun et Oyö permettra une meilleure connaissance des cultes qui ont développé une grande résistance au cours de la période de l’esclavage. Ce sera une nouvelle occasion d’approfondir les buts fondamentaux qui font s’enraciner leurs croyances dans le quotidien des communautés de l’Afrique Noire.

Du 7 au 10 janvier 2020

Le groupe universitaire de recherche en histoire et culture au Bénin en coopération avec l’administration du Mausolée Historique Adja-Tado, Ke, Hun et Oyõ propose :

  • une opportunité pédagogique au monde scientifique. Echanges avec des savants africains et fouilles archéologiques sont prévus dans des hauts lieux secrets africains où dort encore la mémoire des africains esclavagisés
  • un programme haut en couleur pour les nombreux touristes qui visitent le Bénin chaque année.

Pour une meilleure lisibilité sur l’origine des cultes impliqués dans la résistance à l’esclavage en Afrique et aux Amériques, le comité d’organisation a choisi la commune des Aguégués, au cœur de « So », l’un des plus puissants royaumes de résistance au Dahomey. So est le berceau de la cité lacustre des Guêdëvié encore appelée Ganvié.

Aspects théoriques et pratiques

Il s’agira de montrer au monde entier :

  • l’origine clanique et ésotérique des divinités endogènes de l’Afrique de l’Ouest. Ces divinités ont été introduites aux Antilles et aux Amériques par les adeptes au cours de leurs arrachement et de leur déportation en esclavage
  • les lieux de cultes afin de favoriser de nos jours le statut touristique des anciennes villes comptoirs du BÉNIN telles que Ouidah, Porto-Novo, Abomey et Allada.

Il est très important de connaître par exemple l’origine clanique des divinités telles que:

  • BOSSIKPON, patrimoine ésotérique des Annanouvi de Djigbé-Dokon sis à Djigbé dans la Commune de Dangbo département de l’Ouémé
  • NINSOU, patrimoine clanique des Man-dogon originaires du Mali et résidents dans la vallée de l’Ouémé
  • TOXOSSOU, roi des eaux, patrimoine clanique et ésotérique des wémènou originaire d’Oyö et autochtones de la vallée de l’Ouémé depuis le 13e siècle
  • TCHANGO ou Dieu de xêfiosso, culte clanique et ésotérique des Sokonnou, originaire d’Oyo
  • SAKPATA, patrimoine tribal du peuple noir depuis l’Égypte
  • VÂ, divinité de guerre et de résistance, patrimoine ésotérique et clanique des Si
  • LÊGBA, divinité endogène

Cette édition 2020 aura lieu dans la vallée de l’Ouémé. Elle est organisée par le Groupe Universitaire de Recherche en Histoire et Culture au Bénin en coopération avec l’administration du Mausolée Historique Adja-Tado, Ke, Hun et Oyõ. Les participants auront droit à une étape de lecture publique de plusieurs de noms des personnes déportées qui sont imprimées sur le corps des adeptes du cultes vodoun.

C’est donc une occasion à ne rater sous aucun prétexte.

Soyez donc les bienvenus.
Vive le vodoun !
Et que vive la mémoire des personnes déportées !

☆Renseignements

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(+229)97165381

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  • contact@symbole-amitie.com
  • bernardos87@live.fr

Pour des questions liées à l’hébergement, plus de doute.
Le comité d’organisation met en place une politique de logement à proximité, accompagné de deux moyens de transports dont un fluvial et l’autre terrestre.

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Symbole de l'amitié - BéninCulture et histoire

Les descendants de Shango Odoudoua célèbrent leurs retrouvailles

Origines de la rencontre

Les collectivités claniques des ’’Djigbé-Sokonnou-Agaïtö-Guêdêvié’’ du Bénin, du Togo en coopération avec des patriarches de leurs origines lointaines depuis la République Fédérale du Nigéria s’apprêtent à célébrer leurs retrouvailles.

Il s’agit des suites favorables d’un projet de recherche scientifique et de fouilles archéologiques initiés par le Groupe Universitaire de recherche en Histoire et culture du Bénin (ONG SYMBOLE DE L’AMITIE) en Août 2014 sur la généalogie de l’esclave “Djigbénou“, l’un des descendants de ce clan parti en esclavage.

Grâce à ce projet de recherche, qui a motivé il y a 4 ans des patriarches consultés au sujet de l’ancêtre Djigbénou esclavagisé, des descendants de Shango Odoudoua d’Oyö et d’Ilé-Ifê poursuivent eux-mêmes la construction de l’arbre généalogique et l’histoire de leurs ancêtres éparpillés dans le reste monde et dans toutes l’Afrique de l’Ouest en particulier.

Thème des retrouvailles

En effet, du 30 Août au 02 Septembre 2018, des filles, fils et sympathisants des Djigbé-Sokonnou-Agaïtö-Guêdêvié du Bénin, du Togo et ceux de la république Fédérale du Nigéria se sont donnés rendez-vous pour leurs grandes retrouvailles. Selon Etienne SOTON, président du comité de pilotage provisoire de cette rencontre inter-clanique le thème retenu pour cette première édition est intitulé : « Djigbé-Sokonnou-Agbalinou-Agaïtö-Guêdêvié, sois fier de tes origines claniques ».

Notons que cette fête aura lieu au Bénin, précisément dans l’enceinte du stade municipal de Dangbo. Et c’est dans le souci de rendre un vibrant hommage aux ancêtres fondateurs et aux dieux protecteurs de ce clan que le comité d’organisation a retenu un tissu spécial sur lequel on distingue la légende imprimée de la divinité Shango (Xêfiosso) comme image principale.

Quelques notions de culture et d’histoire

A l’exemple des autres clans originaires d’Ilé-Ifè (l’une des anciennes provinces d’Oyö), des ’’Djigbé-Sokonnou-Agaïtö-Guêdêvié’’ font partie des migrants qui ont participé à la croissance démographique du sud d’Oba-danhomey (Dahomey) entre le XIII-XVe siècles.

Proche de la lignée des Ibos, on distingue les ’’Djigbé-Sokonnou-Agaïtö-Guêdêvié’’ par leur taille moyenne très souvent au-dessus d’un mètre soixante-dix et surtout par leur attachement aux cultes des ancêtres ; ce dernier caractère qui a valu à leur tribu au Dahomey le surnom de Hunnou ou Hun. En langue Gun, Fon, Tori, Toffin, Mina et Xla du Bénin et du Togo le mot (Hunnou) a pour radical (Hun) qui signifie : Vodoun, libation, sacrifice et adoration. Notons qu’à leur clan appartiennent également les collectivités des Sëtönou et des Alaïvinou du Dahomey (Bénin), ceux-là mêmes qui font la fierté de la cité historique de Ouidah en matière de cultes endogènes.

Grands maîtres de cultes, les descendants de la collectivité clanique des ’’Djigbé-Sokonnou-Agaïtö-Guêdêvié’’ ont joué un rôle prépondérant dans les civilisations religieuses qui ont dominé le statut traditionnel de l’ex-aire culturelle et cultuelle Adja-Tado, Ké, Hun et Oyö, aujourd’hui (Bénin, Togo et Nigéria) notamment du XVI au XIXe siècles. Au-dessous la plupart des royaumes traditionnels du Togo, Bénin et du Nigéria, ils constituent la majorité des membres du conseil des chefferies traditionnelles avec une fonction de distinction, d’admission au couvent, d’intronisation et de sécurisation du pouvoir royal. Après ces longues années de turbulence, le moment est donc venu pour les descendants des ’’Djigbé-Sokonnou-Agaïtö-Guêdêvié’’ de se reconstituer en une seule famille pour la relève des grands défis.

Ainsi durant quatre jours, les filles, fils et sympathisants de ce clan vont se rassembler autour de leur histoire et culture. Au programme, des prières, des hommages, des chants, des danses et des conférences débats.

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Culte des ancêtres déportés en esclavage : le cas de Toula

La famille TOULA ANANLOME du royaume de Togbota, apaise l’âme de leur ancêtre, le prince Toula, arraché et déporté au cours de l’esclavage transatlantique. Les rituels d’usage ont eu lieu dans le royaume de Togbota par la célébration de « la cérémonie d’apaisement de l’âme ».

En effet, le 25 juillet 2018, des patriarches et adeptes des cultes Vodoun du royaume de Togbota, commune d’Adjohoun, république du Bénin, ont présenté des offrandes aux divinités Sakpata, Dan et Ogou. Il s’agit de rites prescrits par des ancêtres fondateurs dudit royaume à la suite de révélations successives du Fâ et celle d’un adepte de la divinité Dan au sujet des besoins de l’ancêtre Toula Ananlomê depuis l’au-delà.

Princes d’un des royaumes les plus célèbres de l’aire culturelle Adja-Tado, Ké, Hun et Oyö (Togo, Bénin et Nigéria), les habitants de Togbota continuent de croire à l’existence des défunts. Leur attachement au culte des ancêtres est très vivace. L’avis des ancêtres à travers le fâ (la géomancie) et celle des divinités (d’après la transe d’un adepte) ont indiqué des rituels à l’endroit de l’esprit de l’ancêtre Toula comme la seule résolution spirituelle pour la stabilité et le bien être social des filles et fils de Togbota pendant la période des crues qui inondent la vallée de l’Ouémé.

Né vers la fin du XVIIe siècle, l’ancêtre déporté selon la mémoire du culte Vodoun, a participé à plusieurs guerres de résistance au profit de la région Wémè. Guerrier très redoutable et mystérieux, la victime, avant d’être capturée à Zangnanando dans le département du Zou, a été guerrier et commandeur mystique dans l’une des troupes de Yahassa (1650-1709), celles qui ont incendié et détruit complètement le palais d’Abomey sous le règne du roi Akaba (1679-1709).

Avant de rendre un vibrant hommage à la bravoure de l’ancêtre Toula, Dah-Zoundji Agbadosso, Seigneur de la divinité dan a d’abord recouru à la parémiologie «Kpan gban kpan gban : Ahouan yi togbota, ahouan lê agba » qui est l’hymne de résistance et aussi une expression de la bravoure des guerriers du royaume de Togbota entre le XVIIe au XVIIIe.

D’après la même source, l’ancêtre Toula n’a pas été capturé comme les autres fils du royaume arrachés et traqués comme un animal sauvage, mais il s’est rendu volontairement aux esclavagistes d’Abomey lorsqu’on l’a informé de l’arrachement de son père Ananlomê Gnigbê (50 ans) et de sa mère Tchatin (60 ans). Pendant plus de 5 ans, la troupe royale de Togbota qu’il dirigeait en tant que redoutable guerrier a été malmenée répétitivement par des esclavagistes d’Abomey et ceux d’Allada dirigés spécialement par des Agouda Houawé c’est-à-dire des blancs.

Nous pouvons dire, poursuit-il, que le slogan « Kpan gban kpan gban : Ahouan yi togbota, ahouan lê agba » qui signifie : « La guerre déclarée contre Togbota a été vaincue et que les esclavagistes comploteurs sont rentrés bredouilles », est l’un des emblèmes de la bravoure de l’ancêtre Toula.

 

Fondé vers la fin du XVe siècle par Ifêssou (1475-1519), le royaume traditionnel de Togbota a été victime des toutes premières guerres de razzias organisées par des négriers portugais sur les côtes sud d’Oyö du XIVe au XVIIIe siècles. La prospérité du royaume d’Oyo, établi en effet sur le commerce des esclaves, se veut être la principale cause de leur migration vers le territoire voisin d’Oba-dan, plus tard royaume Oba-danhomey, (Danhomey) République du Bénin.

Après son installation à Togbota qui est une péninsule au cœur la vallée de l’Ouémé, le royaume des Fessouvi a été l’objet d’attaques pendant plus trois siècles avec d’énormes pertes humaines. Ainsi sur la liste des rois succédant au trône des Ifêssouvi, originaires d’Oyo, on a :

1- Ifessou———————————- (1475-1519) intronisé à Oyo Ifangnein (Nigéria)

2- Bessou ——————————— (1522-1569) intronisé à Takon (Rép. du Bénin)

3- Bessa ———————————– (1569-1582) intronisé à Kintô-Agué (Rép. du Bénin)

4- Alansou ——————————— (1596-1618) intronisé à Kintô-Agué (Rép. du Bénin)

5- Ayihou ———————————- (1618-1619) intronisé à Kintô-Agué (Rép. du Bénin)

6- Dadé Azôbê ————————— (1619-1623) intronisé à Zounvômey (Rép. du Bénin)

7- Agbo ————————————- (1623-1675) intronisé à Zounvômey (Rép. du Bénin)

8- Kpôton Avounbê ———————- (1677-1706) intronisé à Togbota (Rép. du Bénin)

9- Sonan ———————————— (1706-1742) intronisé à Togbota (Rép. du Bénin)

10- Houffon gnani man koun ———— (1741-1788) intronisé à Togbota (Rép. du Bénin)

11- Kindé————————————– (1791-1813) intronisé à Togbota (Rép. du Bénin)

12- Tohi ————————————— (1819-1853) intronisé à Togbota (Rép. du Bénin)

13- Sînton————————————- (1853-1866) intronisé à Togbota (Rép. du Bénin)

14- Tognon ———————————- (1868-1879) intronisé à Togbota (Rép. du Bénin)

15- Tossê ———————————— (1882-1889) intronisé à Togbota (Rép. du Bénin)

16- Adodé ———————————— (1889-1914) intronisé à Togbota (Rép. du Bénin)

17- Cheffon ———————————- (1915-19120) intronisé à Togbota (Rép. du Bénin)

18- Kpôfon ———————————— (1920-1945) intronisé à Togbota (Rép. du Bénin)

19- Hougni ———————————— (1946-1972) intronisé à Togbota et Porto-Novo (Bénin)

20- Wagnon ———————————– (1973-1980) intronisé à Togbota et Porto-Novo (Bénin)

21- Sounton ———————————– (1980- ?) intronisé à Togbota (Rép. du Bénin)

cultes des ancêtres déportés

Jusqu’au XIVe siècle, les Ifêssou sont originaires d’Oyo. Au départ, on les désignait communément par Ibo qui vient de l’expression Aïbobo et qui signifie « hommages des enfants de la terre » en langue Edo, un dialecte du nord-Nigéria. Ils avaient une grande croyance dans les cultes ancestraux et occupaient au sein des autres royaumes de l’aire culturelle Adja-Tado, Ké, Hun et Oyö, le poste des Do-gbo, qui veut dire également Dâ en Fon pour signifier (l’ensemble des seigneurs ayant la capacité de nommer, d’interner au couvent et de couronner tout prétendant au trône royal des tribus d’Ilé-Ifê.

Sur le plan traditionnel, on raconte que l’administration traditionnelle du royaume négrier de Porto-Novo a été postérieure au royaume de Togbota sous le règne du roi Tossê (1882-1889). Il s’agit-là des actes de soumission traditionnelle qui ont concédé le statut de royauté aux pouvoirs négriers de Porto-Novo, qui opéraient le pillage des côtes de la vallée de l’Ouémé au profit des Européens.

culte des ancêtres déportés

Après le grand royaume de Wémè et celui des So qui s’est établi autour de l’île des Aguégués, la royauté de Togbota occupe la troisième place sur la liste des royaumes traditionnels plus célèbres de la tribu (Hun ou encore Gun) du Dahomey. Les rituels d’apaisement célébrés ce 25 juillet 2018 sont une coutume conséquente à l’attachement des descendants de l’ancêtre l’Ifessouvi aux cultes des ancêtres.

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Découverte d’une relique de guerre à Sodonou

Découverte d’une relique de guerre à Sodonou, dans la commune de Bonou.

La présentation de l’objet aux chercheurs a eu lieu, ce 21 juin 2018 en présence d’une délégation du Ministère de Tourisme, de la Culture et des Sports du Bénin. Il s’agirait d’un obus utilisé par les troupes françaises dirigées par le commandant Marius-Paul Faurax. Cet objet datant d’environ 126 ans vient d’être retrouvé dans le fleuve Ouémé, à hauteur de Sodonou, un quartier situé à 2 km de la tombe du commandant Faurax dans la commune de Bonou. Selon les propos recueillis sur place, la découverte de cette masse cylindrique de 500 grammes ravive la mémoire des habitants du village sur les souvenirs douloureux des deux grandes guerres coloniales qui ont eu lieu entre l’armée française dirigée par le Commandant Marius-Paul Faurax d’une part et les troupes noires, dirigées par Béhanzin, à la fois chef de guerre et roi des colonies britanniques du Danxomè d’autre part. Ainsi, le 19 novembre 1892, la conquête de l’ex royaume traditionnel de Wémè, aujourd’hui département de l’Ouémé, fut l’objet d’une terrible dispute entre les autorités négrières d’Agbomè et les autorités coloniales françaises.

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• Les causes internationales de la guerre de DOGBA. L’une des causes fondamentales restées sous entendue au sujet de la guerre de Dogba (Danxomè) est le refus d’adoption des décrets abolitionnistes de 1848 par les autorités britanniques qui étaient les premiers négriers à être présents sur les côtes des royaumes de l’aire culturelle Adja-Tado, Ké, Hun et Oyö plus tard pays sous l’appellation (Togo, Bénin, Badagri ou Nigéria). Alors que des négriers britanniques poursuivaient avec la politique de la déportation des Noirs vers des îles anglaises, les Français quant à eux, prônaient la domiciliation des esclaves. Il s’agit ici des statuts coloniaux favorisant l’exploitation des peuples wémè comme main d’œuvre pour l’accroissement de l’économie française par la mise en valeur de la vallée de wémè (Ouémé).

• L’intérêt de la France dans la guerre de DOGBA. Irriguée par le fleuve Wémè, le lac Nokoué et la lagune de Porto-Novo, la vallée de l’Ouémé de par sa fertilité demeure le centre d’intérêt économique ayant motivé la France à organiser matériellement et à participer militairement à la guerre de DOGBA. Les pertes, quelle qu’en soit leur nature, avaient moins d’importance au regard des autorités françaises qui voulaient étendre abusivement leur protectorat déjà établi sur le Fort britannique d’Odjâ-tchë (Porto-Novo) aux royaumes de Wémè et à leurs voisinages. Même si la déportation de Béhanzin marque la fin des guerres de razzias, elle a été un climat regrettable pour le peuple Dahoméen exploité en entier comme main d’œuvre gratuite pour la fourniture des matières premières à la rizerie d’Oyo et aux huileries d’Agbada et celle d’Agonvi.

• Le protectorat français sur Porto-Novo Le protectorat français sur le fort britannique d’Odjâ-tchë devenu Porto-Novo, semble être la goutte d’eau qui a fait débordé la vase entre les autorités négrières d’agbomè (Abomey) et l’armée française. A ce propos, sa majesté Hwézêzoun, roi des collectivités unies de la commune Bonou s’explique :

Les autorités négrières d’agbomè ont cru que Toffa qui était pourtant leur neveu s’était gaillardement moqué d’eux, en acceptant le protectorat français au-dessus du fort britanniques d’Odjâ-tchë plus tard Porto-Novo. Il s’agit d’un délit qui dénote de la trahison ou de la traîtrise selon Béhanzin qui avait une forte armée équipée par des négriers britanniques pour le règlements des conflits internes au sujet de leur intérêt sur l’ensemble du territoire de Danxomè

Pour la même cause, l’histoire coloniale raconte : Ce fut que la France envoie un corps expéditionnaire, commandé par le Colonel Dodds, comprenant des marsouins, des tirailleurs indigènes et un bataillon de 825 hommes de la Légion Étrangère. Faurax, sortant volontaire pour cette expédition, débarque à Cotonou en août 1892 et prend le commandement du bataillon de légionnaires. Le corps expéditionnaire se dirige en direction d’Abomey, capitale de Béhanzin. Début septembre le Commandant Faurax et ses légionnaires établissent un point d’appui à Dogba ; le 19 novembre, en quittant Dogba pour progresser plus loin, le groupe du commandant Faurax est attaqué par environ 4000 guerriers de Béhanzin. Le combat est très rude, les guerriers de Béhanzin sont repoussés avec de lourdes pertes ; mais la colonne a aussi subi des pertes, dont Faurax atteint par une balle au côté. Evacué par une cannonière sur le fleuve Ouémé, il meurt dans la nuit des suites de sa blessure. Découverte d’une relique de guerre à Sodonou fait raviver chez des autochtones de la commune de Bonou la mémoire de milliers de guerriers Agboméens abattus par la troupe du commandant Marius-Paul Faurax dont la tombe continue d’être l’un des vestiges visible de cette guerre franco-dahoméenne.

Découverte d'une relique de guerre à SodonouA la vue de l’objet découvert le représentant du ministre Oswald OMEKY, en l’occurrence Félicien HOUNKANRIN, directeur départemental du Tourisme, de la Culture et des Sports rassure les habitants :

Au nom du chef de l’Etat et du ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, je remercie très sincèrement les pêcheurs et les exploitants des sables riverains qui ont su distinguer l’importance de cet objet pour la mémoire des victimes de la guerre de DOGBA. La tombe de commandant Faurax constitue à elle seule un chapitre de notre histoire nationale qui prend en compte la commune de BONOU. C’est pourquoi le ministre m’a instruit de venir constater en compagnie des chercheurs la portée scientifique de cet objet découvert. Nous pouvons vous assurer, sa majesté, qu’il s’agit d’un trésor historique très précieux qui aiderait les scientifiques à mieux situer les conséquences de cette guerre au statut si particulier dans l’histoire nationale du Bénin. C’est peut être, le moment de procéder à la recherche, à la documentation et à la valorisation des autres vestiges qui retraceraient davantage l’histoire des affrontements meurtriers qui ont lieu au Dahomey avant la déportation du roi Béhanzin

Noter qu’avant de partir, la délégation du ministre a recommandé au roi la protection rigoureuse de l’objet en attendant la prise d’une décision scientifique par le gouvernement à son profit.

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Appel à partenariat

Appel à partenariat

Titre du Projet

Organisation de la deuxième édition du Festival international et du colloque scientifique intitulé : ’’Mitöhouindo, vodoun comme première force de résistance des africains esclavagisés’’.

Le démarrage de la deuxième édition du festival international et de son colloque scientifique conjoint est fixé pour le mercredi 23 au jeudi 31 mai 2018.

Structure en charge :

ONG Symbole de l’amitié/ N° : 2014/060/SC/STCCD/SA du 5 mai 2014
Siège social : Akpro-Missérété/Vakon-gbo-M/Bernard-Copé/Arrondi de Vakon
Tél : (+229) 97 165 381 / 97 059 382 / 97 891 833
Site internet : www.symbole-amitie.com
email : contact@symbole-amitie.com
COORDONNÉES BANCAIRES: IBAN (International Bank Account Number); BJ 067 01508 508100000819 84, Code SWIFT/BIC: COBB BJBJ

Objectif du Projet

Le festival International et le colloque scientifique : ’’Mitöhouindo, vodoun comme première force des africains esclavagisés“ sont deux activités conjointes organisées annuellement par l’organisation non gouvernementale Symbole de l’Amitié, en collaboration avec des chefs de cultes endogènes, des patriarches, des rois du Bénin, Nigéria et Togo ; sous le haut patronage d’un comité scientifique international pour inventorier les patrimoines immatériels et matériels de la mémoire et de l’histoire de l’esclavage transatlantique au Bénin. Ses activités durent une semaine et rassemblent étudiants, anthropologues, psychiatres, prêtres et adeptes des cultes endogènes, archéologues, musiciens, artisans, poètes, cinématographes, historiens, juges, rois et enfin patriarches africains qui sont les gardiens des mausolées. Tout ce monde est mis en relation pour la concomitance et la réflexion autour des objectifs histoire et culture de l’Afrique et de sa diaspora. Le festival qui précède le colloque comporte des rubriques tels que :

Démonstrations et danses sur des musiques ancestrales

o Le défilé des différents groupes d’artistes traditionnels et des adeptes de cultes endogènes
o Adjogan, musique royale
o Sattö, musique mémoriel d’enlèvement de deuil pour des africains arrachés, esclavagisés et inhumés sans respect des pactes ancestraux
o Echassiers : moyens de survie au-dessus du fleuve inventés par des rescapés de la traite et l’esclavage transatlantique, devenus plus tard musique de souvenir pour des citoyens des villages lacustres du Bénin après l’abolition
o Houngangbo : musique de récitation des souvenirs et noms des captifs suivis de leur éloge individuel avant déportation
o Guèlèdès : la danse des masques
o Sogbê : la danse et musique de l’armée traditionnelle de défense territoriale de l’aire culturel Adja-Tado, Ké, Hun, Oyo, pendant l’esclavage, exploitée de nos jours, comme musique d’enlèvement de deuil périodique des dahoméens et Togolais morts dans le monde inconnu après avoir été déportés outre Atlantique et esclavagisés
o Egun-gun : la danse des revenants qui récitent la mémoire des captifs et informent sur leur état dans l’au-delà. Ils enseignent aux jeunes générations le panégyrique clanique qui est une autre source fiable de l’histoire et de la mémoire de l’esclavage transatlantique
o Le Shango : la danse de la divinité de foudre, dieu de tonnerre découvert aux XVIIIe siècle par des noirs afin d’empêcher la capture des leurs et freiner la déportation d’un grand nombre
o Dan : la danse des adeptes de la divinité Dan qui assurent le bien être sanitaire des familles africaines soumises à la crainte et  à la misère pendant l’esclavage
o Elègba : la danse de la divinité protectrice des amazones
o La danse des initiés de la diaspora : c’est un tableau de scènes cultuelles et culturelles destinées aux afrodescendants pratiquants des cultes ancestraux qui permettra d’asseoir au fil des ans un système culturel de restauration et de recyclage à travers l’échange de talents et de savoirs entre les patriarches et les filles et fils de la diaspora historique d’Afrique rattachés à leurs appartenances socio-culturelle et cultuelle d’origine ancestrale malgré les influence des esclavagistes
o Etc.

Des visites touristiques et échanges avec des familles africaines d’origine béninoise

Les derniers jours du festival sont toujours consacrés à la visite des sites de mémoire et des vestiges de l’esclavage transatlantique découverts dans chaque région du Bénin et qui sont conservés par des familles béninoises comme des hauts lieux sacrés. Il s’agit également là d’une opportunité touristique qui permet l’échange sur les objets découverts entre les patriarches et les touristes ; ces derniers constitués en majorité d’afrodescendants lesquels en fin de comptes sont libres d’établir un rapport scientifique entre les mythes et les réalités de l’histoire écrites par des navigateurs européens. Compte tenu de la liste exhaustive  de ces vestiges considérés comme des objets sacrés par certains clans, le comité d’organisation du festival met à chaque édition quarante huit heures de visites touristiques au service des participants afin de leur permettre d’explorer des mémoires de l’histoire de l’esclavage transatlantique qui sont restées cachées depuis plus trois siècles passés.

Le colloque scientifique international

Cette partie des manifestations s’assigne la mission comme celle d’un tribunal de l’histoire où partant des comptes rendus des activités précédemment exécutées, le comité scientifique composé non seulement des universitaires, chercheurs scientifiques, anthropologues, professeurs, élèves et des doctorant mais aussi des patriarches, rois ; inventorient, débattent et concluent touts ensemble les différents thèmes scientifiques en rapport avec la culture et l’histoire de l’esclavage transatlantique dans le monde. La plupart des thèmes retenus à cette occasion sont très souvent développés par des experts béninois, haïtien, caribéens, togolais et par les patriarches eux-mêmes ; ce qui permet aux participants de bénéficier d’une meilleure qualité de débat.

Généralités et but fondamentaux du Festival et du Colloque

Le but fondamental du festival international et de son colloque scientifique s’inscrit dans le cadre de la patrimonialisation de la mémoire et de l’histoire de l’esclavage transatlantique dans un processus allant du local vers le global, ce qui pourrait avoir pour effet progressif et efficace, l’accaparement de l’héritage de l’esclavage transatlantique par la génération montante pour le développement socioculturel et économique de l’Afrique en particulier et du monde en général. C’est l’un des supports indispensables pour la sauvegarde de la mémoire de l’humanité, étant donné que 60% des acteurs traditionnels qui animent les différents tableaux du festival ont participé à l’accouchement de la base de données des dahoméens mis en esclavage transatlantique grâce à leur volonté de partager avec des historiens modernes et des chercheurs de tous les domaines, la mémoire des déportés imprimée par scarification sur leur corps comme des meurtrissures et conservée par leur conscience afin d’être transmise de génération en génération, mais normalement de façon discrète entre initiés.

Comprendre la base de données

De tout ce qui précède, le festival international et colloque scientifique intitulé ’’Mitöhouindo, vodoun comme première force de résistance des africains esclavagisés“ à travers ses objectifs strictement axés sur :
– La coopération entre les détenteurs des savoirs et les générations plus jeunes
– La récupération de la mémoire de l’esclavage transatlantique encore disponible chez des anciens initiés à la tradition des cultes endogènes
s’offre la mission d’un collecteur de mémoire et d’un bâtisseurs de pont entre la descendance des africains arrachées à tout basculement dans un monde inconnu, dans un état de non être, dans une infériorité raciale et dans le déni de leurs valeurs africaines.

Les charges d’organisation

L’organisation du festival international et du colloque scientifique conjoint intitulé ’’Mitöhouindo, vodoun comme première force de résistance des africains esclavagisés“ nécessite d’importants moyens d’ordre financiers et matériels compte tenu de la qualité de chacune des activités qu’elles soient historiques, culturelle, cultuelles et touristiques sans oublier le délai nécessaire à leur exécution respective. Elle consiste à mettre des moyens de déplacement et l’hébergement y compris la restauration à la disposition de chaque groupe d’acteurs invités afin de rassurer l’exactitude dans l’exécution des activités programmées. Vu que la plupart des acteurs à savoirs, patriarches, adeptes, chanteurs, batteurs et autres, habitent souvent loin du site retenu pour abriter les différentes manifestations ; le comité d’organisation prend en effet des responsabilités qui lui reviennent financièrement chères. Il s’agit des charges de première nécessité sans lesquelles des réalités trop importantes resteront toujours inconnues d’un grand nombre des chercheurs scientifiques.
Le budget estimatif du festival international et son colloque scientifique de cette année 2018 s’évalue à quinze mille (15 000€) euros, y compris les frais d’hébergement des adeptes des cultes endogènes du Togo, Bénin et du Nigéria qui viendront démontrer aux scientifiques le mode d’encodage du nom des déportés africains esclavagisés, contre leur corps en tant que personne vivante par le système de tatouages, de balafres ou de scarifications sur la peau humaine. Il s’agit là d’un partage de secrets endogènes de conservation de la mémoire de l’esclavage transatlantique qui sera exposé pour la première fois en face du monde afin d’éclairer les uns et les autres sur les mythes et les préjugés portés à l’histoire africaine sur le sujet de l’esclavage depuis des siècles à nos jours.

Qualités des partenaires attendus

Etre promoteur, directeur, membre, consultant d’une agence (personnelle) ou (laboratoire), sociale, communautaire, universitaire, organisation non gouvernementale nationale ou internationale de recherche scientifique dans les domaines ci-après :
– Psychiatrie
– Anthropologie
– Histoire
– Archéologie,
– Théologie
– Peinture
– Artisanat
– Documentaire
– Tourisme
– Transport aérien, terrestre et fluvial
– Hôtellerie
– Presse (audio-visuelle)
– Séminaire (prêtes)
– Université (nationale et internationale)
– Chercheurs
– Musique africaine
– Auteurs (maison d’édition)
– Production vidéo
– Percussionnistes
– Monarque
– Palais royal
– Conservateur de musée
– Archivistes
– Graphistes
– Médecine
– Compagnie aérienne
– Sculpture Etc.

Droits de partenariat garanti

– Attestation de participation
– Echange de contacts avec des acteurs traditionnels des cultes endogènes et à la fois ressources de l’histoire africaine
– Exposition des objectifs et logos des structures partenaires
– Obtention d’un droit à la communication à l’occasion des manifestations
– Autorisation de couverture médiatique (enregistrement des bandes vidéo de l’évènement)
– Visite des lieux sacrés, couvents, mausolées et (l’initiation au secret d’une divinité au choix)
– Publication d’articles ou de documents sur les activités du festival et du colloque
– Prise de vue avec des rois et autres autorités de la société civile
– Distribution des étrennes de chaque structure partenaire aux participants et au public
– Un poste de responsabilité dans la composition des membres du comité d’organisation de la prochaine édition du même festival.
Tarif minimum exigé par partenaire :
La contribution minimum attendue de chaque partenaire ou actionnaire du festival international et son colloque scientifique intitulé : ’’Mitöhouindo, vodoun comme première force de résistance des africains esclavagisés“ est fixé à 500 €, donnant droit à la promotion des prospectus et ventes des articles ou autres objets de la structure partenaires sur les sites du festival et du colloque par une à deux personnes. Ne sont pas compris les frais de visites touristiques, ni la participation d’une troisième personne en cas de besoin.
NB : Le cas des sociétés offrant des prestations commerciales à savoir la communication GSM, Magasine spéciale, la restauration sur place, est particulier et mérite un traitement spécial. Pour tout renseignement contactez nous : contact@symbole-amitie.com , bernardos87@live.fr ou au : +229 97 16 53 81 /

Frais de participation individuelle aux activités

Les frais de participation aux activités de la deuxième édition du festival et son colloque conjoint intitulé «’’Mitöhouindo, vodoun comme première force de résistance des africains esclavagisés » fixés à 150 € par personne et donne droit uniquement à l’accès aux sites du colloque, du festival, à la sécurité des personnes et à la photographie ou la prise de vidéo des activités programmées.

Le délai probable de signature du contrat
Le délai probable de la signature du contrat de partenariat entre le Groupe universitaire de Recherche en Histoire et Culture du Bénin (ONG SYMBOLE DE L’AMITIE) et des partenaires désireux de contribuer à l’organisation du festival international et son colloque scientifique conjoint est prévu pour le mercredi 28 Mars 2018 à 16heures très précises. Dépassé cette date aucune demande de partenariat ne sera prise en compte à cause de la bonne marche de l’organisation qui exige la présentation de toutes les structures impliquées aux différents partenaires du projet par une lettre circulaire d’information.

Formulaire de contrat de partenariat :
Nous soussignons Mr/Mme_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _, directeur/trice ou _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ de : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ qui est un (présentation de la structure) :_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _
Adresse : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Reconnais avoir pris l’engagement de participer à l’organisation du Festival international et du colloque scientifique : ’’Mitöhouindo, vodoun comme première force de résistance des africains esclavagisés“ à hauteur de : (précisez le montant de participation et sa devise en lettre) : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ ( en chiffre) _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ , Je reconnais avoir lu et pris connaissant des avantages de chacune des activités de cette manifestation culturelle et scientifique et ai prêt à contribuer pour leur réalisations dans le souci de (objectif de partenariat) : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
En foi de quoi, nous nous engageons à verser par virement bancaire ou par Western Union un montant participatif de : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ sur le compte de l’ONG SYMBOLE-DE-L’AMITIE, le 25 Avril 2018 avant 00 heures, afin de garantir une organisation parfaite des activités programmées.
Fait à_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ le (date) : _ _ _ /_ _ _ _ /2018
Ont signé

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Symbole de l'amitié - BéninCulture et histoire

Appel au retour des objets sacrés

La collectivité royale de Djigbé-Dokon de la vallée de l’Ouémé, réclame le retour des biens pillés pendant la période de la traite négrière

Appel au retour des objets sacrés. La collectivité BOSSIKPON du royaume de DJIGBE-DOKON sis désormais dans la vallée de Wémè, réclame le retour immédiat des objets sacrés qui leur ont été pillés par des négriers pendant l’esclavage transatlantique et qui résident encore sur le territoire national du Bénin. C’est bien la substance de l’entrevue qui a eu lieu ce jeudi 9 novembre 2017 dans la salle polyvalente de la cour royale de Djigbé située dans l’enceinte du couvent ancestral de la divinité régionale et clanique BOSSIKPON.

Durant plusieurs heures, des autorités traditionnelles, notamment des chefs de cultes endogènes venus de plusieurs villages et anciens royaumes de Wémè ont essayé de faire l’état des lieux des objets sacrés qui leur ont été arrachés lors de la capture et la déportation de milliers de leurs ancêtres pour un monde inconnu.

Selon l’histoire, le royaume de Djigbé-Dokon fondé vers 1700 a été la cible de plusieurs attaques négrières compte tenu de ses affinités princières avec Yakpassa Koplu (1650 -1709), roi de Wémè lui qui a conquis et triomphé successivement de l’armée de Houégbéadja (1645-1685) et de celle d’Akaba (1685-1708), tous deux chefs de guerre au service des marchands britanniques qui avaient établi leur comptoir sur le territoire d’Oba-Dan, plus tard Danxomin.

appel au retour des objets sacrés
Accueil du roi

Appel au retour des objets sacrés énoncés

DAH AYISSÖ est chef de culte Odoudoua et représentant du collectif des patriarches de la collectivité Annanou Dokonnu de l’aire culturelle et cultuelle (Adja-Tado, Ké, Hun et Oyö). Pour lui,

la liste des ancêtres et celle des patrimoines cultuels emportés par des envahisseurs au cours des attaques récurrentes de Dossou Agadja (1709-1740) sont exhaustives et à défaut de rattacher les liens avec la descendance des ancêtres esclavagisés on peut bien se contenter de récupérer des objets sacrés et cultuels pillés par des guerriers Aboméens.

Cet appel au retour des objets sacrés concerne entre autre :

  • la calebasse en or de la divinité Nïnsou (Ninsou zin)
  • la couronne cultuelle en perle de cuivre (Jêgbakun) du roi Ké Holou Agagnon II
  • les trois têtes de bélier en or (Sika-Manguë) de la divinité Bahou
  • le trône de Zoungba en bois d’Iroko
  • les instruments de musique royale (Adjogan) en cuivre
  • sans oublier les colliers sacrés
  • et surtout l’épée magique en or que le roi Ifê d’Oyö avait offert à Yahassa quand il était guerrier dans son armée royale

Dans peu de temps, nous allons introniser un nouveau roi sur le trône de Ganwa fondateur de Djigbé-Dokon et ne pas exiger et récupérer tout au moins des objets sacrés des divinités Ninsou et Bossikpon qui sont gardés, adoptés et vénérés par des chefferies traditionnelles de l’actuel royaume d’Abomey, serait une manière de gommer d’importantes pages d’histoire en respectant l’état de droit de la république du Bénin.

appel au retour des objets sacrés
Dah Ayissö, Chef de culte Odoudoua, Représentant des patriarches du Clan royal Digbé DOKON de l’aire Culturelle et cultuelle Adja-Tado, Ké, Hun et Oyö

Pour compléter son aîné, Agbodo Baba, l’actuel chef de la divinité Ninsou du Bénin, exhorte respectueusement les autorités traditionnelles d’Abomey et de Ouidah à rendre ces objets sacrés en guise de réparations morale et civique des crimes de l’esclavage dont leurs ancêtres ont été malencontreusement complices, par incident majeur.

On n’assoit pas un royaume sur la croyance volée ou des patrimoines arrachés comme trophées à un autre peuple. Et si même les Yovo c’est-à-dire les occidentaux vous ont conduit dans cette erreur parce qu’ils cherchaient sur place des remèdes pour épargner aux captifs arrachés les conséquences psycho-traumatiques de la rupture de leurs pactes cultuels, aujourd’hui aucun d’eux n’est plus présent sur le territoire, ils nous ont laissés seuls en face des dégâts et nous pouvons nous reconstruire facilement si nous prenons conscience de ce sort tragique dont l’existence de tout le peuple noir a été victime.

Allant mettre un terme à son allocution, le père des jarres magiques de la vallée de l’Ouémé a également précisé :

qu’une grande partie des objets sacrés revendiqués se trouvent à Abomey et à Ouidah où ils sont cultuellement adoptés mais vénérés de façon inappropriée.

Appel au retour des objets sacrés
Agbodo BABA, Chef de culte sur le trône de la divinité NINSOU dans la vallée de l’Ouémé

Robert NINSOUNON est l’un des plus anciens du royaume. Il est l’arrière-petit-fils de NINSOUNON Ahouanzé, chef de culte de la divinité Ninsou dont les autels ont été déplacés par l’usage de la force de Djigbé-Dokon (Wémè) et transférés brutalement à Abomey et Ouidah.

Le récit de l’arrachement et de la capture de notre ancêtre nous a été raconté douloureusement par notre feu grand-père. C’était dans ses derniers jours, il n’avait plus la force de se lever à la suite d’une courte maladie à l’origine de laquelle trois oracles géomanciens avaient soupçonné le mauvais usage des objets sacrés de cette divinité emmenés par des noirs auxiliaires des négriers européens.

A la question : Pouvez vous encore vénérez cette divinité comme il se doit ? le patriarche répond :

C’est notre chose et nos ancêtres ont vécu les aléas climatiques de leurs temps grâce à l’apport de cette divinité jusqu’à nos pères qui nous ont donné la vie à leur tour, mais dans un état de détresse complète où tout leur était enlevé, surtout ces divinités qui leur assuraient l’espoir de vivre moins de tragédies au cours de leur vie. La divinité Ninsou (roi des forces et maladie des eaux) assure la protection contre les maladies contagieuses qui viennent souvent par la voie des eaux. Et nos ancêtres ont bénéficié des secrets de cette divinité aussi appelée Toxossou, moyennant un pacte dont la rupture ou le non respect pourrait entraîner des cas de suicide ; et j’ai connu plusieurs de ces cas depuis ma naissance jusqu’à nos jours

appel au retour des objets sacrés
Robert NINSOUNON, arrière-petit-fils de NINSOUNON Ahouanzé

Soutenant les propos des premiers intervenants, Ké-Holou Agagnon, roi sur l’un des plus anciens trônes de la sous-région qui appartient désormais aux clans internationaux de Kévié ou Chévié du Bénin, Togo et du Nigéria, achève la séance par un appel pressant à l’opinion nationale et internationale avant l’enclenchement des procédures juridiques, cultuelles ou traditionnelles qui prendront effet dès le premier moi de la nouvelle année.

Pour finir, le roi Ké-Holou III, Adé-Tundji justifie encore autrement cet appel au retour des objets sacrés au sein des collectivités d’origine :

le mauvais usage de ces divinités pourrait entraîner de nombreuses conséquences néfastes sur le bien être social du peuple béninois en particulier de même que sur sa diaspora historique

appel au retour des objets sacrés
Ke-holou Agagnon III, Roi des Chevié et Kénou de l’aire Culturelle et cultuelle Adja-Tado, Ké, Hun et Oyö du Bénin, Togo et du Nigeria

Appel à la raison et au consensus des représentants politiques, religieux et associatifs des peuples noirs esclavagisés

Faut-il rappeler que les négriers occidentaux se sont abusivement servis des Ashantis qu’ils ont capturé sur la côte de l’Or (Ghana) dans les razzias contre les noirs de l’actuelle région du Golfe de Guinée qui regroupe des pays tels que : le Togo, le Bénin et Gbadagri devenu aujourd’hui une partie du Nigéria.

A le croire, Bossikpon et Ninsou sont deux grandes divinités ancestrales du XIVe siècle assurent le bien être social et la protection des citoyens l’aire culturelle et cultuelle (Adja-Tado, Ké, Hun et Oyö) contre des cas de suicides et de morts juvéniles les plus souvent entraînées par la méconnaissance des règles de la Nature par les hommes. A noter qu’au sein de l’aire culturelle et cultuelle Adja-Tado, Ké, Hun et Oyö aujourd’hui scindée en trois pays coloniaux à savoir : le Bénin, le Togo et le Nigéria, la divinité BOSSIKPON, fils de Sakpata, lui, père des dieux souterrains, assurent efficacement la protection de la descendance du clan “Annanouvi Dokonnu“, contre les maladies et les fléaux terrestres à savoir, la variole, l’abcès, l’angine et toutes autres formes de cancer susceptible de porter une atteinte farouche à la croissance démocratique.

Rappelons que les négriers européens se servaient des Ashanti esclavagisés depuis les côtes de l’actuel Ghana pour organiser le pillage des royaumes des côtes de l’aire culturelle et cultuelle (Adja-Tado, Ké, Hun et Ifangni d’Oyö) subdivisée aujourd’hui en trois états colonisés dont le Bénin, le Togo et Gbadagri, une cité appartenant désormais de la république du Nigéria. Notez qu’une minute de silence a été observé en mémoire des ancêtres déportés et des filles et fils morts pour la liberté de l’Afrique noire.

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Symbole de l'amitié - BéninCulture et histoire

Fête internationale des religions endogènes au Bénin

fête internationale des religions endogènes au Bénin

La fête internationale des religions endogènes au Bénin approche

Le groupe universitaire de recherche en histoire et culture au Bénin appelle les anthropologues, les chercheurs, les philosophes, les théologiens internationaux, etc. à une réflexion pluridisciplinaire à l’occasion de cette célébration annuelle. Institutionnalisée pour être célébrée tous les 10 janvier, la fête internationale du vodoun est un événement qui prend de plus en plus d’ampleur. C’est une nouvelle occasion de rencontrer des milliers de responsables des cultes endogènes du Bénin, du Togo et des peuples diasporiques autour des objectifs : cultes et cultures liés à l’ancestralité et aux vodouns.

Pour les organisateurs et la population locale, depuis son institutionnalisation par l’ex président de la République du Bénin, son éminence Dieudonné Nicéphore SOGLO, cette manifestation d’envergure est d’abord un grand rendez-vous annuel de lecture des savoirs universels qui répond à des objectifs classiques culturels, scientifiques, … La dimension religieuse de cette manifestation, quant à elle, se donne pour ambition bénéfique de panser les dégâts et préjudices portés à la dignité de la nature par des hommes à travers la vénération des différentes créatures mystiques et mystérieuses qui constituent l’universalité des mondes visible et invisible et leur rapport avec l’humanité.

fête internationale des religions endogènes au Bénin

Redorer l’image du culte traditionnel

Tout à fait à l’opposé de l’image diabolique colportée, le vodoun, pour ses adeptes, vient des expressions “Vô“ et “Dou“ qui signifie littéralement “Sacrifice“ et “âme“, en rapport avec le fâ ou la géomancie, c’est à dire le savoir qui permet aux humains de s’informer sur la constitution des choses autour d’eux et de se former sur la conduite à tenir en cas de danger qui se définit comme tout ce qui porte atteinte ou compromet la sécurité ou l’existence de quelqu’un ou de quelque chose.

fête internationale des religions endogènes au Bénin

Ainsi, le vodoun est la mise en application des forces divines existant en tout être et permet d’assurer l’harmonie entre les végétaux, les animaux, les autres éléments cosmiques et l’homme moyennant la longévité et le bien être social qui constituent les besoins fondamentaux de l’humanité.

Pour le compte de cette année, le groupe universitaire de recherche en histoire et culture du Bénin, “ONG SYMBOLE DE L’AMITIE“ apporte un grain de sel particulier à l’organisation de cette fête international à travers :

Le programme pour les festivités de 2018

– Ouverture du colloque scientifique intitulé : “le rapport entre vodoun et peuple puis les textes constitutifs de la république du Bénin en particulier et ceux du monde entier en général“

– Visite des mausolées claniques, des temples sacrés et prières individuelles suivis des cultes de présentations d’offrande aux mânes des ancêtres

– Lancement de la foire des objets d’arts, mystiques et cultuels puis excursion depuis les anciens camps de résistance locale à l’esclavage transatlantique jusqu’à Ganvié, la cité lacustre du Bénin

– Exposés sur la fondation de Ouidah et visites des vestiges de l’histoire et de la mémoire de l’esclavage transatlantique

– Fête du vodoun, qui aura lieu, le mercredi 10 janvier 2018.

fête internationale des religions endogènes au Bénin

En effet, le président du groupe universitaire de recherche en histoire et culture du Bénin, lance un vibrant appel aux chercheurs et à la diaspora historique qui pourrait se servir de ce rendez-vous pour mieux comprendre le concept de vie des captifs dahoméens avant leur déportation pour un monde inconnu.

fête internationale des religions endogènes au Bénin

A chaque occasion, les participants à la fête de vodoun ont droit à des démonstrations pratiques des divinités :

– Isa-Akpata ou (Sakpata) dieu de la variole et de la production agricole, animale et végétale

– Xêfiosso, dieu de la foudre et du tonnerre, qui assure la défense des innocents contre les méchants

– Odoudoua, dieu de la prospérité et de la croissance démographique, elle facile la fertilité des femmes et l’accouchement

– Toxossou ou rois des eaux, elle assure la protection sociale contre des maladies des eaux et la malformation chez des nouveau-nés

– Kokou, dieu de guerre et de la bravoure, il assure la protection des peuples Kara du Bénin et du Togo

– Mamiwata, la reine des eaux, déesse de la beauté, de bonté et de bienveillance

– Dan balla Houédo, dieu de célébrité et de la prospérité individuelle

– Lissa agbadjo, dieu de sécurité des trocs (commerce) entre les humains

– Kénou : déesse des eaux dormante

– Egun-Egun, coursiers de l’au-delà qui assure le transfert des messages et dons entre les vivants et leurs ancêtres africains et de la diaspora historique

– Ganbada : dieu des boucliers contre les à arme à feu et des objets tranchants

– Zangbétö : dieu des fantômes, gardien de la nuit et pour ne citer que ceux-là

fête internationale des religions endogènes au Bénin

fête internationale des religions endogènes au Bénin

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Histoire de l’esclavage selon la tradition dahoméenne

économie de l'esclavage selon la tradition dahoméenne
Carte des lieux importants de l’Histoire de l’esclavage transatlantique selon la tradition dahoméenne

HISTOIRE ET ÉCONOMIE DE L’ESCLAVAGE TRANSATLANTIQUE AU DAHOMEY (BÉNIN) DANS LES RÉCITS TRADITIONNELS

La terre de l’actuel Bénin jusqu’au Togo était occupée par plusieurs royaumes. Les plus dominants avant la chute du Centre d’Echange d’Esclaves d’Oyo (CEEO) soit au XVIIIe siècle, s’appelaient Adja-Tado, Ké, Hun et Ifongnein, ce dernier étant une principauté particulière d’Oyo. En effet, les premiers souverains de l’aire culturelle et cultuelle Adja-Tado, Ké, Hun et Ifangnein encore petit Oyo, sont issues de la migration des peuples Igbo, Haoussa, Shango, édo, Enugu et Yoruba venus pour la plupart des royaumes d’Ilorin, Oshogbo, Ifê, Abeokuta et Bornu, tous de petits Etats du célèbre trône d’Oyo. Ces populations vivaient de l’agriculture, de la chasse et de la pêche. Pour leur mieux être, ils imposèrent leur domination dans les zones côtières et les vallées de Mono, Ouémé, Gbadagri, Athiémé, Nokoué et Achérigbé (noms actuels) etc. Ceci explique le fort peuplement et le caractère cosmopolite de ces régions.

Histoire de l'esclavage

Ainsi limité au Nord par Tado et Hun, au sud par Ké et Oyo, certains de ces peuple formaient souvent des sociétés sans Etat, mais observaient la coutume établie par les ancêtres et qu’un conseil de Sages applique et conserve. Les jeunes apprennent progressivement les coutumes, les proverbes, les règles (ce qui est permis ou défendu), les secrets de chasse ou de médecine, le sens des symboles qui rappellent l’origine du clan, les épisodes de la vie des ancêtres légendaires (les panégyriques claniques) le sens et l’organisation du monde. Les cérémonies d’initiation constituent un passage qu’empruntent les jeunes pour sortir de l’enfance et accéder au rang d’adulte.

Cette première civilisation définissant le peuple de l’aire culturelle et cultuelle Adja-Tado, Ké, Hun et Oyo, croit en un Dieu Créateur appelé Mahu ou Sêgbolissa (Dieu Caméléon) qui anime de son souffle quantité d’esprits et qui manifeste sa puissance à travers les forces de la Nature : la pluie, la germination des plantes, la naissance de l’homme et des animaux, la foudre, etc. Ces peuples pensent qu’au-delà de la mort, les esprits des ancêtres veillent sur leurs descendants. Des rites permettent, aux vivants de communiquer avec les « invisibles », et à ces mêmes « invisibles », de se manifester parmi les hommes à travers le culte des revenants communément appelé Egun-Egun, qui est une culture ancestrale spécifiquement Yoruba.

Des initiations indispensables à la jeunesse pour accéder au rang des adultes, on distingue :
Afin kpikplö, qui est le rite d’inscription de l’enfant au cercle de sa famille d’accueil
– Le Djötö, qui consiste à reconnaître ou identifier chez le nouveau-né, les caractères sociaux d’un parent défunt ou encore plus loin ceux d’un ancêtre lointain
– Le , qui permet de deviner les obstacles de vie et totems auxquels l’enfant devra obéir pour assurer sa protection, sa longévité et son bien-être dans la société
Hounzinzon ou l’initiation au couvent vodoun, qui consiste à partager avec le nouveau-né les différents modes de communications avec son ange gardien, les règles de la nature et autres

Histoire de l'esclavage

Théâtre de multiples migrations, le contrat social entre les royaumes-frères de la zone Adja-Tado, Ké, Hun et Ifangni (Oyo) sera rompu après la découverte des habitants par des troupes guerrières venues du royaumes des Ashantis (Ghana), premier fournisseur de captifs aux négriers hollandais, britanniques et français depuis le golfe de Guinée. Avant la conquête, la tradition raconte que le personnage d’Azima Arida, l’un des chefs de troupe ashanti employa la ruse en demandant une portion de terre au roi d’Adja-Tado sis dans l’actuel Togo, qui lui donna par gentillesse. Le lendemain alors que le Kêslon (?) roi de Tado était en réunion avec son conseil, il fut capturé et assassiné publiquement par son hôte. C’est alors qu’Azima Arida, prit le nom fort de “Adjahoutö“ littéralement : tueur d’Adja et le royaume qu’il fonda au lendemain des hostilités “Arida“ francisé Allada.

Aussitôt installés les princes du royaume d’Allada donnent protectorat aux négriers britanniques pour des raisons d’ordre économique, ce qui soustrait dans un premier temps le peuple d’Adja-Tado (Togo) à l’arrachement et à la déportation (razzias). Outillés et à la fois bien couverts pour propulser l’économie des négriers britanniques, les guerriers d’Arida peuvent immortaliser vulgairement leur triomphe par des chants de guerre, des slogans hostiles à la cohésion sociale et même des maximes solennelles tels que : “ Unhwu adja nu loobo sin da adja ka min“ qui se traduit par “J’ai tué l’homme d’Adja et défends toute prise d’eau dans la calebasse d’Adja“.
Avec l’appui des Britanniques, le peuple Ashanti qui forme sur l’ensemble de l’aire culturelle et cultuelle Adja-Tado, Ké, Hun et Ifangni (d’Oyo), l’actuel peuple Fon du Bénin organisent en un temps record l’accaparement stratégique du territoire. Pour le succès des expéditions contre des premiers occupants, il était prévu la répartition de l’équipe et la sécurisation des voies d’évasion. En effet, les envahisseurs scindent leurs troupes en trois groupes avec chacun à sa tête un conquérant assisté d’un émissaire européen armé. De ces offensives, les princes Hwé et Léwé se détachèrent d’Allada au devant des troupes qui s’installèrent respectivement à DAN (Danxomè) et Aklon (Adjatchê encore appelé Porto-Novo).

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LA CONQUÊTE DE LA CHEFFERIE ETHNIQUE DE DAN et LE SENS DU NOM DANXOME

Parti du royaume d’Allada, la troupe pilotée par Hwé découvrit après quelques kilomètres de marche la célèbre chefferie traditionnelle du patriarche de Dan. Reçu selon coutume d’usage, Dan offrit à Hwé un territoire non loin de sa cité. Hwé en fit sa contrée et y installa ses gens. Les limites du terrain offert n’étant pas si vastes au départ, Hwé, en répliquant aux salutations d’usages qui consistent à demander comment se portent les maisoniers, dit à Dan : “Yéto Agbomin“ signifiant que ses maisoniers sont dans l’enclos pour ne pas qu’ils se retrouvent dans le licou. Le premier village fondé par Hwé fut baptisé Agbomin, plus tard renommé Houégbèadja. Hwé organisa discrètement des pillages dans les populations de Dan qu’il souhaitait éliminer. Mais Dan était d’une grande vigilance. Il était au-dessus d’une chefferie traditionnelle et était considéré comme un personnage mystique, très respecté et très prudent compte tenu des échos d’arrachement qui lui étaient parvenus avant l’arrivée et l’installation de cette troupe d’hommes qu’il connaissait très peu.
Des années passèrent, et déjà les enfants de l’hôte, en l’occurrence ses jumeaux Akaba et Tasihangbé étaient arrivés à l’âge de conduire chacun leur propre troupe en vue de se faire des gains et une renommée. Un matin de bonheur, Hwé (Houégbèadja) envoya Akaba, son fils demander des terrains supplémentaires à Dan, le chef des Guédévie, les premiers occupants de cette terre. Mais ce dernier lui répondit de façon sarcastique « vient ouvrir mon ventre pour y bâtir ta maison ?» Insulté, Akaba tua Dan et s’accapara des lieux où il bâtît des années plus tard son propre palais après la mort de son père. Le nom de son royaume sera Danxomin qui est provient selon la tradition de cet incident : Dan, « Serpent », Xo, « ventre », et min, « à l’intérieur ».
Pendant ce temps, la deuxième troupe conduite par Tê-léwé plus tard Agbanlin échoue sur les côtes de la lagune de Hogbonou (Porto-Novo) où elle fut accueillie et installée par Gbêkon Do-Yélou. Sous-informé de la ruse des princes d’Ashanti, le roi Do-Yêlou, également chef de terre, fut surpris de la perte clandestine de ses progénitures jusqu’au jour où son hôte lui déclara la guerre et réussit à le capturer et à le livrer aux Européens.
Ainsi fut organisé l’accaparement de la région Adja-Tado, Ké, Hun et Oyo. Mais jusqu’à nouvel ordre aucun des souverains des trois royaumes à Allada, Adjatchë et Abomey n’aurait pu exister sans l’assistance sécuritaire, stratégique et même spirituelle des Européens. Les missionnaires assurent la protection spirituelle et les négriers eux-mêmes, la sécurité du roi et ses descendants. Ainsi, les 16ème et 17ème siècles auront été les témoins de la fin inéluctable d’un grand nombre des royaumes locaux d’où émergèrent les trois “A“ à savoir Allada, Agbomin et Adjatchë.

ARRIVÉE DES NÉGRIERS FRANÇAIS ET TRAÎTRISE ENTRE LES ENVAHISSEURS

Quelques années après sa fondation, le royaume d’Agbomin plus tard Abomey conduisit des expéditions à la fois à des fins de razzias et d’extermination contre les autochtones, non seulement, mais aussi contre des contrées déjà conquises par des siens. Ne serait-ce que pour le succès de l’économie des esclavagistes Européens, l’armée guerrière de tous les rois d’Agbomin était assistée par des auxiliaires négriers régulièrement fournis en armes à feu. En effet, toute action de révolte ou de résistance individuelle ou collective après capture était soumise à deux options : “obéir“ ou “mourir“.
Dès lors, les royaumes politiques d’Abomey et d’Adjatchê, payaient des tributs aux autorités politico-royales d’Allada en terme de droit d’aînesse et de premier conquérant de la terre ; sans oublier la déclaration de tout cas de décès qui est l’un des devoirs fondamentaux qu’ils avaient soumis d’exercer pour éviter la naissance d’un nouvel Etat commercial, sans l’ordre des négriers britanniques.
Mais ces clauses furent interrompues dans le contrat tripartite qui régissaient le rapport entre le royaume d’Allada ; les royaumes d’Abomey et celui d’Adjatchë, et les négriers britanniques, contrat brisé par l’arrivée des Français en deuxième position sur les côtes de cette région (Adja-Tado, Ké, Hun et Ifangni d’Oyo). Ce fut l’origine des divisions flagrantes qui mirent fin à la coopération tripartite entre les Etats commerciaux d’Abomey, d’Adjatchê et d’Allada, tous supervisés par les Britanniques.
Pour disputer les régions de l’actuel Sud-Dahomey avec les autorités d’Adjatchê (Porto-Novo), les rois d’Abomey ont adopté la stratégie d’extension de leur frontière par élections ou la désignation administrative de roitelets qui assuraient le rôle de chefs de pôle ou d’annexe. Il s’agissait notamment des anciens guerriers qui s’étaient établis dans de nouveaux villages sans droit de terre, mais qui devaient tout faire selon l’ordre et l’assistance des autorités d’Abomey, afin de s’offrir des terres soit par de nouvelles conquêtes soit par négociation moyennant le contrat de protection des autochtones contre des attaques extérieures.

En effet, les émissaires guerriers d’Abomey, préparaient lentement, discrètement et assurément le pillage des villages découverts qu’ils soumettaient au fil des années aux pillages des négriers européens moyennant l’imposition de leur domination sur les autochtones. En dehors de la mémoire traditionnelle archivée dans les panégyriques claniques et de la plupart des litanies cultuelles qui sont enseignées aux prosélytes au cours de leurs initiations devenues obligatoires au XVIIIe siècle, aucun carnet de voyages écrit sur le Dahomey, n’a pu toucher cette stratégie d’envahissement.

Par contre, ce fut l’une des causes fondamentales qui ont accentué des révoltes contre des agences de déportation britanniques, avec également une grande haine des autochtones redoutables contre les portugais.

Histoire de l'esclavage

La basse vallée de Wémè (Ouémé) au-dessus de laquelle régnait la lignée royale des Togbo-Honsou, prend un coup par l’imposition sournoise de la principauté politique érigée à Dangbo, tout comme le plateau-Ouest du roi Nago d’Itakété, qui reçut les émissaires d’Igba-Houédé, venus également d’Abomey. Avant l’intervention d’Oyo, la vallée de l’Ouémé et le plateau de Kétou, resteront le site d’approvisionnement de captifs tout comme la vallée de Mono, pillée tout au long de la traite avec une faible chance de rétablissement suite au déclin du royaume d’Allada en fin de compte. En tout cas les successeurs au trône d’Allada qui, au départ, étaient prêts à commettre n’importe quel acte criminel grâce l’appui des Britanniques, quelle qu’en soit la royauté ou la chefferie traditionnelle autochtones, atteignirent leur apogée à la suite des affrontements inter « états commerciaux » qui les opposèrent aux autorités d’Abomey.

LA FORCE CULTUELLE, UNE ARME PERFORMANTE AU SERVICE DES NOIRS

Face aux attaques étrangères et à la supériorité des armes à feu, le conseil des chefs traditionnels de l’aire cultuelle et culturelle d’Adja-Tado, Ké, Hun et d’Ifangni d’Oyo, réduisent l’adoration des divinités de fécondité et du bien être social au profit des divinités de guerre. Au sud du Dahomey, des Dâh de la divinité Odoudoua élaborent des stratégies endogènes de communication et d’exploitation de la force de foudre, qu’ils baptisent “Shango“ ou “Xêfiosso“. Grâce à cette divinité, ils exploitent l’énergie de  la foudre contre des envahisseurs européens.

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A Tado, où des meurtrissures très profondes de l’esclavage ont fait avancer des recherches de solutions, le peuple Kabiais ou Kablès invente à partir de la divinité Odoudoua, la méthode d’exploitation de l’énergie ésotérique de la terre qu’il surnomme “Isa-Akpata“ et celle de la latérite (pierre rouge) appelé “Ganbaya“ ou “Ganbada“.

On assisterait dans l’ensemble de l’actuel territoire du Golfe de Guinée à l’initiation croissante et obligatoire des enfants compte tenu de l’exploitation spirituelle et surtout ésotérique de ces énergies divines devenues par la force des choses, des outils fondamentaux au service de la guerre. Le déclin du Dahomey devint fragrant avec pour preuve l’assassinat du roi Gandjê Xêssou au trône.

Pour rendre hommage aux nouvelles forces divines, certains chefs de cultes leur immolaient en sacrifice des Portugais capturés, tandis que d’autres les enterraient vivants après leur avoir retiré les équipements modernes d’attaque qui furent jetés dans des mausolées, lesquels étaient des temples dressés aux âmes pour la mémoire des leurs déportés.

Par conséquence, le pays d’Abomey doit subir des attaques de revanche. L’appui permanent des européens qui y avaient installé leurs comptoirs serait de suite insignifiant, compte tenu de l’insécurité qui n’est pas qu’humaine mais divine. Plusieurs mois seront consacrés à l’étude approfondie des stratégies de réplique aux mystères qui rendent des guerriers insensibles au tir des armes à feu.

Hêssou, fils d’une autorité territoriale fut choisi et nommé comme nouveau roi d’Abomey sous l’appellation de “Ganyê“, c’est-à-dire “le pouvoir a diminué“ ou encore “l’autorité s’est rabaissée“. En attendant le rétablissement des ordres et du pouvoir politique à Abomey, chez des autochtones de la géographie Adja-Tado, Ké, Hun et Oyo, on assisterait à une forte révolution patronymique en termes de gratitude aux forces divines qui se sont révélées très performantes. Dans les royaumes autochtones et traditionnels d’Adja-Tado et Ké, la nomination des nouveaux-nés ne dépend plus des rituels d’inscription au cercle de la famille mais désormais d’un contrat de vie ou d’engagement social. Des patronymes cultuels datant cette époque figurent des noms tels que :
– Gankpin (balle de fer),
– Ganbala (l’acier),
– Gayê (piège a diminue),
– Ginakpê (pierre de foudre ou qui fait la pluie)
– Sokpétin (la croisée des armes à feu),
– Sossou (fusil mâle) ;
– Sogbandji (sur les étalages d’armes à feu)
– Sokonnou (originaire du pays du dieu des fusils ou maître des dieux des fusils)
– Gambô (bras de fer ou l’autorité s’est affaiblie),
– Gala (vante-toi)
– Gandio (le fer s’est renversé, c’est-à-dire le retour de l’ascenseur contre les chefs exploiteurs des fusils ou des armes à feu)
Cette révolution atteint très vite le plateau de Sakété géré par le royaume d’Ifangni d’Oyo avec l’invention des stratégies de communication entre les hommes et des divinités de fer qu’ils baptisent “OGOU“. Ce qui favorise effectivement à l’affrontement avec succès des envahisseurs noirs qui pillent clandestinement la région en compagnie des preneurs de captifs qui embarquaient des victimes automatiquement pour le port d’Oyo moyennant des attelages. Comme patronyme, grand nombre des fils du plateau porteront des noms glorieux en hommage à la divinité “Ogou“. Cette révolution nominale conduisit dans la région du plateau à l’adoption du mot OGOU comme suffixe des noms. Avant la reprise du pouvoir modérateur territorial, on constate la multiplication des noms tels que :
– OGOUDEMI (le Gou ou dieu de fer m’a choisi)
– OGOUYI (le Gou ou dieu de fer a délivré)
– OGBEMY (le gou ou dieu de fer m’a appelé)
– OGOUDJÖBI (le dieu de fer ou gou m’a donné naissance)
– OGOUTchê (travail de Ogou, ou grâce à OGOU).
Même si les royaumes unis d’Adja, Ké, Hun et Oyo rendaient grâce aux divinités avant cette époque de déclin du pouvoir d’Abomey, le taux des patronymes cultuels était moins considérable et était également une question de choix et de lignée familiale, c’est-à-dire, qu’il y avait une grande différence entre les collectivités princières et les chefferies traditionnelles qui étaient dirigées par des conseils locaux de sages ou de grandes personnes bien organisées qui assuraient la transmission du savoir par des cours d’initiations primaires et graduels, soit à travers des contes du soir ou à l’occasion des procès inter-fraternels.
INVENTION DE NOUVELLES NOTES MUSICALES ET RE-NOVATION
Le Kpaka ou Bamboula chez des afrodescendants du monde.
To non man go, be minvô non go ya ?? devient la chanson populaire de conquête ou de chasse des dahoméens nominés qui assuraient le contrôle des lieux et organisaient discrètement le pillage des autochtones.
L’INVENTION DES DIEUX DE RESISTANCE CONTRE DES ESCLAVAGISTES.
LE RETOUR DE L’ORDRE ET L’installation du catédrasse de Ouidah.

La tradition orale parle aussi de ces chapitres importants de l’Histoire de l’esclavage et de la colonisation :
• La chute du transport des captifs par la voie terrestre vers le Ghana,
• L’extraction de l’or du Ghana et son échange contre des captifs par des maîtres
• Les mouvements de résistances locales
• L’implication des cultes endogènes à l’esclavage
• La création des postes d’échanges d’esclavages.
– Adjarra,
– Adjatchê
• Les conditions d’installation de Ouidah, un point d’embarquement de captifs
• Invention des nouveaux moyens de résistance locale
• Implication de la ruse locale dans l’esclavage transatlantique
• L’arrachement des vestiges de l’esclavage après l’abolition
• Des moments de destruction des mémoires de l’esclavage pour le bien être social entre les noirs
• L’évangélisation au Dahomey
• Les premières guerres religieuses entres l’église catholique et les vodouisants
• La balkanisation de l’Afrique et la division des territoires de l’air culturel Adja-Tado, Ké, Hun et Oyo
• Les raisons de la capture de Béhanzin selon les réalités du Couvent vodoun
• La colonisation du Dahomey,
• Les barrières contre le développement du dahomey par la colonisation et l’administration territoriale poste coloniale
• Les critères de désignation des autorités du Dahomey par la France

SUITE
Symbole de l'amitié - Transport par eauCulture et histoire

Entrepreneuriat culturel et touristique en République du Bénin

INDUSTRIE TOURISTIQUE AU BÉNIN

Le Groupe Universitaire de Recherche en Histoire et Culture au Bénin (ONG Symbole de l’Amitié) donne la main à la jeunesse de l’Ouémé et propose des formations spécifiques en entrepreneuriat culturel et touristique en République du Bénin

FORMATION DES JEUNES

Cette formation s’inscrit dans le cadre du Projet de Valorisation des Circuits Touristiques en rapport avec l’histoire et la mémoire de l’esclavage transatlantique dans les départements de l’Ouémé et du Plateau. L’Office de tourisme du groupe universitaire de recherche en histoire et culture du Bénin, en collaboration avec les musées de Porto-Novo et d’Adjarra et les mairies de Dangbo, des Aguégués, de Porto-Novo et d’Adjarra, lance, sous l’appui technique de la DDCAT (Direction Départementale de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme), une formation professionnelle dans les secteurs suivants :

 Guide de tourisme spécialisé sur les questions de l’esclavage transatlantique au Bénin et à travers le monde

 Agents facilitateurs de voyage et auxiliaires en hôtellerie court et long séjour

 Entrepreneuriat culturel et touristique en République du Bénin

Entrepreneuriat culturel et touristique en République du Bénin

OBJECTIF GLOBAL

Il s’agit d’amener les jeunes des communes de l’Ouémé à mieux cerner l’histoire de l’esclavage transatlantique en république du Bénin, à s’accaparer cet héritage dans le cadre de la création d’emploi.

DESCRIPTION DE LA FORMATION

 Volet : Guide de tourisme spécialiste des questions de l’esclavage transatlantique au Bénin et dans le monde

La république du Bénin (ex-Dahomey) fait partie des pays du monde les plus touchés par la traite des noirs et l’esclavage transatlantique. Des recherches antérieures révèlent que ses côtes ont servi de lieu d’embarquement pour plusieurs millions de captifs sur une période de quatre siècles environ.

C’est un pan de la mémoire de l’humanité qui mérite d’être préservée et conservée dans un processus de patrimonialisation allant du local au national et de là au global lorsque. En Afrique, c’est la transmission intergénérationnelle de l’oralité qui assure l’existence de la mémoire. La patrimonialisation est donc une façon de prendre le relais de la mémoire orale traditionnelle.

Nos recherches scientifiques sur l’histoire et la mémoire de l’esclavage transatlantique ont abouti à la Base de données des Dahoméens victimes de l’esclavage Transatlantique. Le Groupe Universitaire de Recherche en Histoire et Culture au Bénin (ONG SYMBOLE DE L’AMITIE) a identifié des lieux de mémoires et a découvert plusieurs vestiges de l’esclavage transatlantique dans des communes des départements de l’Ouémé et du Plateau.

Ainsi, il s’agira d’informer et de former des jeunes désireux d’entreprendre dans les domaines en rapport avec l’industrie touristique, mais aussi sur l’ensemble de ces vestiges de l’esclavage qui définissent entre eux, des pistes locales de l’esclavage transatlantique sans lesquelles, la fondation des villes cosmopolites et historiques telles que : OUIDAH et GANVIE n’existeraient pas. C’est donc, un secteur d’emploi qui s’offre à la jeunesse en quête d’une profession, source de revenus

 Volet : Agents facilitateurs de voyage et auxiliaires en hôtellerie court et long séjour

Le plus souvent, il est presque impossible de parler du tourisme sans prendre en compte le voyage, l’hébergement et la restauration des touristes. Ainsi, en partenariat avec des agences de voyages et des complexes hôteliers, les agents locaux formés dans ce secteur auront des outils nécessaires pour mieux assurer la sécurité alimentaire et la circulation des touristes, afin de rendre inoubliable leurs séjours en république du Bénin. C’est une profession qui rassure le voyageur depuis son pays de provenance sur :

– l’organisation de son séjour

– sa sécurité

– son hébergement

– son alimentation

 Volet : Entrepreneuriat culturel et touristique en République du Bénin

Le secteur de la culture et du tourisme, aussi vaste, riche et diversifié qu’il soit, est une véritable source de développement et de création d’emploi, encore inexploitée et ignorée par la majeure partie de la jeunesse béninoise. Par conséquent, il s’agira ici, de montrer aux jeunes les atouts économiques que revêtent les mémoires matérielles et immatérielles de l’esclavage transatlantique dans leurs communes, et donc de les former dans l’élaboration de projets allant dans ce sens. Ainsi, les participants auront droit à un apprentissage théorique et beaucoup plus pratique sur :

– Les bases de l’entrepreneuriat en général

– Les fondamentaux de l’entrepreneuriat culturel

– La rédaction, le suivi et l’exécution des projets culturels en République du Bénin

Entrepreneuriat culturel et touristique en République du Bénin

AVANTAGES DE LA FORMATION

 Une attestation de fin de formation est délivrée à chaque participant pour servir et valoir ce que de droit

 Les participants ont la possibilité de travailler au sein de l’office du tourisme dudit groupe ou des structures partenaires

 A la fin de la formation, les participants ont la possibilité de postuler au poste de chef service de la culture, de l’Artisanat et du Tourisme dans les mairies concernées en cas de besoin.

INSCRIPTIONS

Les inscriptions commencent du lundi 12 Juin 2017 et prennent fin dès le samedi 08 Juillet 2017 de 08h 00 à 18h 00.

La réservation est possible par mail à l’adresse contact@symbole-amitie.com ou bernardos87@live.fr et par appel téléphonique au : +229 97 16 53 81 / 99 82 91 91 / 94 15 40 70/ 97 06 66 38

Lieu d’inscription : Siège du groupe universitaire de recherche en histoire et culture du Bénin sis à Vakongbo, Maison Bernard-Copé, derrière l’église du Christianisme céleste « Terre des Anges ».

Frais d’inscription : 2. 000 FCFA soit 3,07 Euros (Contre une fiche d’inscription dûment signé )

Frais de formations : 30.000 FCFA soit 46,15 Euros (possibilité de payer en 2 tranches)

Durée de formation : Lundi 10 Juillet 2017 au Vendredi 08 Septembre 2017

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