L'association

Une ONG d'étudiants au service de la mémoire

Depuis 2006, Symbole de l'Amitié documente l'histoire de l'esclavage au Bénin et reconstitue le parcours des Dahoméens déportés.

Notre histoire

D'un groupe d'étudiants à une ONG reconnue


L’origine de notre association remonte au 21 décembre 2006. Nous étions alors un groupe d’étudiants animés par une même passion : l’histoire et la culture de notre pays, le Bénin. Le collectif s’appelait le « Cercle des Jeunes pour l’Étude Historique des Communautés du Bénin » (CJEHCB).

Dès février 2007, nous lançons la collecte des panégyriques claniques, puis des contes légendaires, chants traditionnels et proverbes d’origine Wémè. Le terrain nous enseigne la patience : il faut gagner la confiance des anciens. En 2008, le Cabinet de Recherche Bernard-Copé et le Studio Daring-Prod rejoignent l’aventure pour éditer nos travaux.

Après le décès de notre président Emmanuel Fassinou en 2010 — dont nous saluons la mémoire —, le groupe renaît sous le nom de Symbole de l’Amitié. Devenue ONG le 5 mai 2014, l’association poursuit la recherche scientifique, la conservation des valeurs endogènes et la documentation de l’esclavage, et restitue aux familles le nom de leurs ancêtres déportés.

18ᵉ promotion — Groupe Universitaire de Recherche
« Nous étions un groupe d'étudiants animés par une même passion : l'histoire et la culture de notre pays, le Bénin. »

Les débuts (2006–2008)


L’origine de notre association remonte au 21 décembre 2006. À l’époque, nous formions un groupe d’étudiants réunis autour de l’histoire et de la culture du Bénin, sous le nom de « Cercle des Jeunes pour l’Étude Historique des Communautés du Bénin » (CJEHCB). Ses membres fondateurs sont Sënakpon Julien Inis Bossou, instituteur, Bernard Finonmè M. Dossa, stagiaire en journalisme culturel, Karimou Adandé, et feu Emmanuel Fassinou, alors étudiant en marketing et communication, dont nous saluons ici la mémoire.

Le 15 février 2007, nous lançons un projet de collecte des panégyriques claniques, bientôt élargi aux contes légendaires, aux chants traditionnels et aux proverbes d’origine Wémè. Le terrain nous enseigne la patience : le contact avec les anciens n’est pas toujours aisé, entre exigences des aînés et appartenances ethniques. Mais à force de persévérance, ce premier travail de collecte arrive à son terme.

En septembre 2008, deux structures viennent entourer l’association : le Cabinet de Recherche et Rédaction Bernard-Copé et le Studio de production audiovisuelle Z-Pikaron — aujourd’hui Daring-Prod —, chargés de l’édition papier et numérique de nos productions. En 2009 paraissent le livre « Je t’aime encore » et l’enregistrement du groupe folklorique du rythme Eyö, « Spécial d’Avagbodji ».

La renaissance (2010–2012)


En mai 2010, la disparition de notre président, Emmanuel Fassinou, provoque l’arrêt des activités du CJEHCB. Nos membres se dispersent, puis se retrouvent quelques mois plus tard. Dans la tourmente, le Cabinet Bernard-Copé conserve les manuscrits des contes retranscrits, tandis que le Studio Z-Pikaron préserve les chants recueillis.

En novembre 2010, Inis Bossou, Gildas Dohounkpan et le Cabinet Bernard-Copé reprennent les travaux. Le groupe renaît sous le nom de Symbole de l’Amitié, autour de trois objectifs : l’entraide sans distinction d’ethnie ni de race, le bénévolat au service de la recherche, et la documentation des traditions du Bénin. Le 1er décembre 2012 paraît l’ouvrage de référence Les Royaumes de Wémè (1525–1779), sous la direction de Nafiou Bokossa pour les enquêtes et de Fabrice Ogatchin pour l’édition.

Une ONG au service de la mémoire (2013–aujourd'hui)


En 2012, au-delà de la publication, l’association a aidé plus de 200 jeunes à se former et à se tourner vers l’auto-emploi. Grâce aux nombreux stages proposés aux étudiants, elle contribue à la formation académique et professionnelle au Bénin. En 2013, le rassemblement des noms d’esclaves en une base de données consultable en ligne devient l’une de ses plus belles réalisations.

Depuis le 5 mai 2014, Symbole de l’Amitié a adopté le statut d’ONG (enregistrée au Journal officiel sous le n° 2014/060 SC/STCCD/SA). L’association poursuit la recherche scientifique et la création d’emploi, l’étude historique des communautés du Bénin, la formation et l’orientation des jeunes, et la documentation de l’esclavage à travers fouilles, séminaires et stages. Elle propose enfin aux visiteurs de passage au Bénin une formule alliant tourisme et culture, pour partager les connaissances en parcourant les lieux de mémoire.

Cénotaphe Sakpata du mausolée HAKHÔ, dédié à la mémoire des déportés
Travail de terrain : marché de village dans la vallée de l'Ouémé au Bénin
Palmeraie et champs de la vallée de l'Ouémé au Bénin, au crépuscule

Repères

Notre parcours

2006
Naissance du CJEHCB

Le 21 décembre 2006, un groupe d'étudiants fonde le « Cercle des Jeunes pour l'Étude Historique des Communautés du Bénin ».

2007
Collecte des traditions du Wémè

Lancement de la collecte des panégyriques claniques, des contes légendaires, chants et proverbes d'origine Wémè.

2008
Des structures partenaires

Le Cabinet de Recherche Bernard-Copé et le Studio Daring-Prod rejoignent le groupe pour éditer ses productions.

2010
Renaissance — Symbole de l'Amitié

Après la disparition d'Emmanuel Fassinou, le groupe renaît avec trois objectifs : entraide, bénévolat au service de la recherche et documentation des traditions.

2012
Les Royaumes de Wémè

Publication de l'ouvrage « Les Royaumes de Wémè (1525–1779) » ; plus de 200 jeunes accompagnés vers l'auto-emploi.

2013
Base nominative des déportés

Rassemblement des noms d'esclaves en une base de données consultable en ligne.

2014
Reconnaissance comme ONG

Le 5 mai 2014, l'association adopte le statut d'ONG (J.O. n° 2014/060) et se dote d'un site internet.

Nos valeurs

Ce qui nous guide


Rigueur scientifique

Chaque fiche est recoupée avec des sources d'archives vérifiables.

Valeurs endogènes

Conserver les savoirs, rites et traditions orales du Bénin.

Devoir de mémoire

Rendre aux familles le nom et le parcours de leurs ancêtres.

Rejoignez celles et ceux qui font vivre la mémoire

Soutenez nos recherches, participez à nos excursions ou contribuez à la base nominative.

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