Culture et histoire

La guerre Toffa-Béhanzin : villes comptoirs, Agouda et coalition « Porto-Belge »

Vérité des causes fondatrices : croiser historiographie écrite et traditions orales des villes comptoirs (XVIᵉ–XIXᵉ siècles)

Introduction

Il s’agit d’une page très sombre de l’histoire que nous devons illustrer à tout prix, non pas pour l’unité nationale ni pour la cohésion, mais pour la vérité autour des causes fondatrices de cette guerre. C’est ici le lieu de faire savoir aux peuples porto-noviens, ouidahniens, aboméens et alladaniens que vous devez avoir le courage de faire face à l’histoire sans vouloir la confondre avec celle des anciens peuples de l’actuel Bénin. Il s’agit des peuples Houéda, des Adanhounsa, Dan et des peuples Akron qui ont été dévastés par les Européens pour devenir respectivement Ouidah, Allada, Danhomèy et Hongbonou (Porte de non-retour), puis plus tard Porto-Novo.

Depuis 2006, l’association Symbole Amitié a recueilli et retranscrit plusieurs milliers de récits oraux (panégyriques claniques, chants vodoun, récits de lignage) dans tout le bassin de l’Ouémé, constituant un corpus exploité pour une base de données sur les Dahoméens déportés outre-Atlantique, accessible en ligne (www.symbole-amitie.com). Cet article croise systématiquement historiographie écrite et traditions orales pour restituer la complexité des villes comptoirs, de la traite et des guerres franco-dahoméennes.

I. Statut négrier et population des villes comptoirs

Niveau dans la ville comptoir Tradition orale (récits locaux) Sources écrites (historiens comme Law)
Niveau supérieur Métis Agouda : descendants d’unions entre Européens et femmes captives noires, considérés comme « colons » et présentés comme ceux qui dirigent l’administration des villes comptoirs et donnent les ordres. Roi de Dahomey et représentants européens : le pouvoir officiel est exercé par le roi (Abomey) qui contrôle la ville, et par les chefs des forts européens (gouverneurs, résidents, capitaines) installés sur la côte.
Niveau militaire Noirs « colons » : anciens captifs noirs promus au rang de chefs militaires (généraux, commandants) chargés de mener les opérations de capture, de maintien de l’ordre et de répression au nom des Agouda et des Européens. Intermédiaires africains locaux : chefs de guerre, courtiers et notables africains qui servent d’intermédiaires entre le roi, les forts européens et les populations, en organisant le commerce des captifs et la sécurité.
Niveau subalterne Captifs armés : hommes capturés, armés et utilisés comme soldats ou auxiliaires, participant aux razzias et à la garde des prisons (captiveries), tout en restant dans une position précaire. Populations en transit et habitants ordinaires : captifs en transit vers la côte, familles installées près des forts, artisans et habitants des quartiers africains qui subissent les décisions politiques et militaires.

Tableau 1 : Hiérarchie ville comptoir (comparaison tradition orale / historiographie)

L’histoire voudra que l’on prenne en compte le statut négrier de ces villes comptoirs dont la population exclusivement militaire pourrait être évaluée entre 2 000 à 3 000 hommes par ville comptoir. Cette population autrefois coutumière était arrachée en majorité aux royaumes endogènes que sont Ashantis, Ibos, Dogon, Peulhs, Djema, Mogobri, etc., cohabitant les régions attribuées à la cartographie coloniale de l’Afrique de l’Ouest.

En effet, cette population des villes comptoirs était dirigée par une administration négrière composée des missionnaires dont :

  • des prêtres de l’église catholique ;
  • des généraux de l’armée européenne ;
  • des capitaines de bateaux.

Les villes comptoirs – Allada, Porto-Novo et Abomey – bénéficiant des mêmes statuts négriers sur les côtes du golfe de Bénin auraient entretenu des rapports de cohésion militaire entre elles pendant plus d’un siècle, jusqu’à l’arrivée des compagnies françaises.

II. Panégyriques claniques et origines des peuplements

Une partie du panégyrique clanique des Sahovi Zanhouënou, consacré à la mémoire des résistances et datant de la première moitié du XVIᵉ siècle, rapporte comment les révoltes pour la liberté du peuple d’Oba-Dan ont échoué à cause de la fraternité développée entre ces villes comptoirs. D’autres archives endogènes d’ordre coutumier soutiennent les appartenances « Portugo-Belges » des peuplements de ces trois villes comptoirs bien avant l’arrivée des compagnies françaises sur les côtes d’Oba-Dan, abusivement désigné par la côte des esclaves. Note : « Porto-Belge » : expression endogène non attestée historiographiquement (probable synthèse mémorielle influences portugaises/hollandaises/anglaises). Préservée comme reconstruction locale.

C’est une ligne historique qui retrace le parcours des Agouda et celui des Colons de l’actuel Bénin. Est-ce utile de préciser à cette étape que le mot « Colon » signifie en langue hun ou gun un captif noir qualifié pour l’occupation d’une fonction dans l’administration militaire d’une ville comptoir ?

III. Constitution administrative et priorité aux métissages

La constitution administrative des villes comptoirs accordait une priorité absolue aux descendances mixtes, c’est-à-dire à des enfants métis nés d’une captive noire et d’un capitaine blanc, et cela pour deux raisons :

  • Les naissances mixtes étaient vite initiées à la langue européenne (portugais, allemand et plus tard français) ;
  • Ces naissances n’ont aucune relation particulière avec le monde extérieur, c’est-à-dire les peuples autochtones, et c’est là le point focal de leur éducation militaire au profit de l’arrachement et de la traite des Noirs.

Les traditions orales décrivent une organisation des villes comptoirs en au moins quarante quartiers comprenant camps militaires, marchés, prisons (« captiveries »), écoles missionnaires tardives et églises catholiques.. Une administration y régnait avec deux couloirs hiérarchiques : la hiérarchie purement européenne constituée des Blancs et la hiérarchie purement noire constituée des anciens captifs qualifiés pour la fonction de généraux de l’armée, lesquels opéraient sous ordres d’une corporation des enfants métis, c’est-à-dire des hommes et des femmes dont l’un des deux parents était un Blanc.

Il s’agit là de la généalogie des « Agouda » qui sont à la fois des « colons » tels que Do-Santos, d’Oliveira, Da-Costa, Da-Silva, D’Almeida, Do-Rego et plus tard De-Souza. La croissance de cette lignée des métis dans les villes comptoirs a joué un rôle constamment nocif contre les révoltes africaines à travers le développement d’une confusion restée longuement meurtrière pour les peuples envahis. Sans quoi la différence des couleurs de peau (Blancs et Noirs) exposait les Européens et limitait la rentabilité de l’arrachement, avec des conséquences lourdes pour les capitaines de bateaux qui allaient de côte en côte avec des canots de petites tornades en assumant eux-mêmes les différentes fonctions de l’arrachement.

IV. Chants vodoun et confusion raciale

En dehors des panégyriques claniques qui exposent des détails approfondis sur cette préface de l’envahissement des côtes du fleuve Ouémé par les négriers, il y a des chants de souvenirs qui ravivent cette mémoire à l’occasion des rites vodoun encore d’actualité dans l’actuel Bénin.

Le titre « Olo kpo do houékpo », chanté dans le quotidien de la mémoire collective au Dahomey (Bénin), exprime combien la couleur des peaux sur fond de métissage a été un support non négligeable dans le mécanisme de l’arrachement au profit des villes comptoirs. Les vedettes des couvents, à travers ce titre, mettent en scène une trahison au sein d’un marigot cohabité par le poisson et le caïman malgré les accords de non-agressivité et les alliances de sang qui les unissaient pour contrer les attaques extérieures.

La politique des métissages a donc créé une confusion raciale qui a servi la cohésion entre les Européens de souche et les Européens nés dans les villes comptoirs. Cette confusion, sur fond d’illusion raciale avant tout, a été un ciment de cohésion raciale entre les populations métisses des trois villes comptoirs européennes qui se partageaient la géographie de l’actuel Dahomey (Bénin) sous couvert de la puissance militaire des comptoirs d’Öyö.

V. Titres usurpés et stratégies d’infiltration

Pour affronter les difficultés linguistiques pendant les opérations de pillage, la haute hiérarchie négrière attribuait des postes de commandement militaire aux descendances de souches entièrement noires, portant des titres purement locaux. On désignait un commandant de compagnie militaire par des patronymes tels que « Dada » ou « Mitö », qui signifient « roi ou chef de terre » dans les langues locales aïzö et gun de l’ex-Oba-Dan, l’actuel Bénin.

Pendant les esclavages, il y avait de ces titres usurpés qui avaient concouru frauduleusement à la déstabilisation des pouvoirs coutumiers dans la sous-région. Un oba ou un roi coutumièrement consacré par des chefs traditionnels pouvait recevoir et loger sans rendre compte un émissaire mandaté par les forces esclavagistes d’une ville comptoir, car ceux-ci parlaient au nom des véritables rois après la prise en otage et la déportation de ces derniers.

Le royaume de Kétou a subi cette stratégie en hébergeant inconsciemment des soldats de la ville comptoir d’Abomey, mandatés pour l’enlèvement du roi et le pillage de la porte mystique du palais, dorénavant célèbre sous l’appellation de « Akaba Idena ». L’histoire raconte que les premiers militaires d’Abomey s’étaient infiltrés dans le palais sous couvert du titre de coursiers d’un autre roi nago. Au nombre de deux, ils avaient reçu l’hospitalité royale suivant les coutumes nago, bénéficiant du droit d’hébergement pour une nuitée dans les résidences d’accueil à l’entrée extérieure des palais royaux, selon les principes architecturaux yoruba.

Le manque de renseignements efficaces sur la stratégie militaire et l’inattention au statut d’état-civil de la population des villes comptoirs sont indexés comme coefficients réducteurs des puissances endogènes face à la déportation. Il s’agit d’un climat dévastateur qui a duré plus de quatre cents ans contre les démographies coutumières au-dessus desquelles régnaient auparavant plusieurs sous-États traditionnels avec des pouvoirs intimement ancestraux jusqu’à l’avènement précolonial.

VI. Tournoi des compagnies négrières et violation des traités

Les événements précoloniaux sur les côtes du golfe de Guinée, y compris le Dahomey, ont été un tournoi commercial au cours duquel des compagnies négrières se sont combattues par les armes pour conquérir de nouvelles terres, élargir la superficie initiale et la politique militaire de leurs villes comptoirs respectives vers les pouvoirs locaux qui résistaient rigoureusement contre la présence négrière sur leurs territoires coutumiers.

Il n’est donc pas efficace d’illustrer la page d’histoire sur un conflit entre deux villes comptoirs sans prendre en compte les différends économiques entre les compagnies négrières qui se partageaient la géographie occupée par des royaumes coutumiers (Yoruba, Peulhs, Dogon, Ashantis) depuis les déclins respectifs de Bornu, Öyö, Mossi et Sosso. L’opposition entre compagnies négrières a été possible grâce à la violation des traités et accords commerciaux régissant leurs rapports autour de la gestion des frontières terrestres.

La violation des accords de cession de Porto-Novo, connue sous le « Traité d’amitié et de commerce, conclu à Abomey le 1ᵉʳ juillet 1851 entre la France et le roi de Dahomey » (Recueil des traités de la France, t. VI), par l’administration française ayant en charge la ville comptoir de Porto-Novo au sud de l’actuel Bénin, déclenche le coup d’envoi de la première et de la deuxième guerre entre elle et la coalition « Portugo-Belge » qui administrait le comptoir d’Abomey.

VII. Critique méthodologique des traités et rois « fabriqués »

Avant de retenir que les traités ont été signés par des rois libres et sans l’ordre de l’administration Porto-Belge qui gérait la ville comptoir d’Abomey à cette époque comme leurs propriétés exclusives, il faudrait réviser avec un esprit critique la fonction du conseil d’administration des villes comptoirs. Qui étaient les Agouda et quel rôle jouaient-ils aux côtés des rois fabriqués et soutenus par les puissances militaires européennes pendant les esclavages ? Le territoire ou la ville comptoir de Porto-Novo appartenait à qui en 1600, et comment un roi pouvait-il vendre une terre aux étrangers qui déportaient des humains ? Quel était l’effectif des hommes de l’armée militaire de chaque compagnie avant les guerres de la colonisation ?

Tout chapitre dédié à un conflit entre deux rois de villes comptoirs doit répondre nécessairement à ces questions de méthode, ne serait-ce que pour situer les responsabilités vis-à-vis des intérêts en jeu. L’histoire d’une trahison entre les villes comptoirs de Porto-Novo et Abomey pendant la colonisation française du Dahomey mérite d’être expliquée avec un fond réel au profit de la cohésion sociale entre les générations montantes des communautés sœurs de l’ex-Oba-Dan, plus tard Dahomey (Bénin).

Aucun traité ne pourrait être signé entre deux colons (deux descendants noirs en fonctions dans le système esclavagiste) pour attribuer le droit d’exploitation des terres et des ressources à une compagnie européenne en face de l’autre. Il ne s’agit pas d’une affirmation gratuite mais de la nature des réalités depuis la nuit des temps jusqu’à présent : il suffit de prendre en compte la gestion qui est faite du pouvoir colonial entre les chefs d’État africains et la France ou les autres puissances européennes présentes en Afrique à travers la colonisation.

VIII. Archives européennes et origines des armées

Camp Chef apparent (historiographie classique) Identité selon tradition orale Soutiens militaires (oral) Composition réelle (archives)
Béhanzin (Abomey) Béhanzin : roi Dahomey, héros anti-français Relais coalition « Porto-Belge » gérant Abomey Généraux hollandais/allemands (héritage comptoirs) Amazones + mercenaires européens multinationaux
Toffa (Porto-Novo) Toffa : roi Porto-Novo, allié français Descendant Agouda/colons (Do-Santos, De-Souza) Captifs Djoula/Sénopho/Ibo (« Sénégalais ») Tirailleurs Dodds + captifs ouest-africains

Tableau 2 : Composition des armées 1890–1894 (comparaison tradition orale / historiographie)
Clé : la tradition orale voit Toffa comme descendant Agouda (lignée métisse de villes comptoirs)

Illustration.
Portrait du roi par Abel Tynaire publié dans le The Illustrated London News le 3 décembre 1892

Les archives antérieures disponibles sur les deux guerres de colonisation opposant la France à la coalition « Portugo-Belge » mettent en opposition deux descendants de villes comptoirs – Toffa et Béhanzin – sans exposer les causes fondamentales et les intérêts commerciaux qui les ont poussés, en tant que puissances étrangères, à se livrer des attaques sur le sol d’Oba-Dan (Dahomey). C’est à croire que les archives européennes soustraient à l’histoire les appartenances socio-esclavagistes de Toffa et de Béhanzin, facilitant l’affirmation que les rois noirs ont vendu leurs descendants pendant le commerce triangulaire.

Légende : Le Petit Parisien du 17 avril 1892. L’un des nombreux articles de propagande publiés dans la presse française

Si les querelles entre compagnies négrières datant de l’esclavage n’ont pas impacté le passage de l’esclavage à la colonisation, comment expliquer les blocus ayant favorisé les trafics d’armes vers le Dahomey pendant les affrontements entre compagnies négrières ? Un croisement de données entre archives européennes, sources orales et archives des couvents vodoun permet d’identifier l’origine de certains soldats esclavagistes passés de l’esclavage à la colonisation.

L’armée portugaise, au-devant de laquelle l’histoire erronée place Béhanzin comme héros de la résistance, comptait des généraux hollandais et allemands, tandis que l’armée française, au-devant de laquelle la même histoire place Toffa comme signataire de protectorat, comptait des captifs Djoula, Sénopho, Ibo considérés comme Sénégalais, avec à leur tête des généraux dont Alfred Amédée Dodds.

Peut-on parler véritablement de la trahison de Toffa envers Béhanzin ?

Date Événement principal Sources écrites Sources orales Contexte clé
XVIᵉ s. Sahovi Zanhouënou : premières révoltes Oba-Dan Panégyriques claniques Fraternité Allada/Porto-Novo/Abomey → échec résistances
~1600 Origines Porto-Novo Tradition locale Question propriété terre/royaume coutumier ?
1724 Conquête Allada par Dahomey Law, Ouidah (2004) Début contrôle fon littoral
1727 Conquête Ouidah par Dahomey Law, Ouidah (2004) Monopole traite côtière
XVIIIᵉ s. Apogée traite atlantique Verger, Flux et reflux (1968) Symbole Amitié (2006–25) Forts PT/FR/GB/NL/DE, hiérarchie métisse, 40 quartiers
1851 Traité Abomey (1ᵉʳ juillet) Recueil traités France t. VI Violation par administration Porto-Novo
1890 1ᵉʳ guerre franco-dahoméenne Araujo, History in Focus (2005) Attaque Porto-Novo, prise Ouidah
1892–94 2ᵉ guerre : coalition « Porto-Belge » vs France Dodds archives Chants vodoun Défaite Béhanzin → Colonie Dahomey

Frise chronologique : Villes comptoirs, traite et guerres franco-dahoméennes

Hiérarchie villes comptoirs Dahomey : métis Agouda, coalition Porto-Belge

Bibliographie

Sources écrites et travaux secondaires

Araujo, Ana Lucia. « Political Uses of Memories of Slavery in the Republic of Benin ». History in Focus, n° 12, 2005. https://archives.history.ac.uk/history-in-focus/Slavery/articles/araujo.html.
Law, Robin. Ouidah : The Social History of a West African Slaving Port, 1727–1892. Oxford : James Currey ; Athens : Ohio University Press, 2004.
Verger, Pierre. Flux et reflux de la traite des nègres entre le golfe de Bénin et Bahia de Todos os Santos, du XVII au XIXe siècle. Paris : Mouton, 1968.
Vansina, Jan. Oral Tradition as History. Madison : University of Wisconsin Press, 1985.
« Ouidah ». Slavery and Remembrancehttps://slaveryandremembrance.org/articles/article/?id=A0120.
« The Afro-Brazilian Legacy in the Bight of Benin ». Pambazuka News, 23 juillet 2013. https://www.pambazuka.org/afro-brazilian-legacy-bight-benin.
Mokwete, H. K. « Aguda/Afro-Brazilian Architectural Heritage in the Bight of Benin ». Canadian Journal of African Studies, 2025.
« Traité d’amitié et de commerce conclu à Abomey le 1ᵉʳ juillet 1851 entre la France et le roi de Dahomey ». Recueil des traités de la France, t. VI. https://mjp.univ-perp.fr/constit/bj1841.htm#1851.

Sources orales

Association Symbole Amitié. Corpus de traditions orales du bassin de l’Ouémé (Bénin) : panégyriques claniques (dont Sahovi Zanhouënou, XVIᵉ siècle), chants vodoun (« Olo kpo do houékpo »), récits de lignage. Collectés et retranscrits 2006–2025 (fon, gun, aïzö). Base de données des Dahoméens captifs déportés en esclavage : www.symbole-amitie.com.

 

 

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Culture et histoire

Journées de Restitution des Archives Endogènes sur les Résistances Africaines

Du local au global – Redécouvrir la mémoire du Wémè et des civilisations africaines anciennes

Les Journées de Restitution des Archives Endogènes sur les Résistances Africaines s’inscrivent dans une démarche de réhabilitation historique et mémorielle. Ce colloque a pour objectif de redonner la parole aux sources africaines, longtemps déformées ou occultées par les récits coloniaux.

restitution des archives endogènes

Contexte et justification de la restitution des archives endogènes

L’ancien État du Wémè, situé aujourd’hui entre la République du Bénin et la République fédérale du Nigeria, fut l’un des foyers majeurs de civilisation en Afrique de l’Ouest avant l’expansion coloniale. Pourtant, son histoire a subi de profondes altérations : confusions géographiques, silences imposés, et interprétations biaisées issues des rapports militaires et des écrits coloniaux produits entre le XIVᵉ et le XIXᵉ siècle.
Ces récits, souvent rédigés à des fins de domination, ont participé à l’effacement de la mémoire des résistants africains et à la déconstruction des systèmes identitaires qui structuraient les grands royaumes et chefferies du continent. Aujourd’hui encore, des institutions et discours officiels s’appuient sur des archives partielles, au détriment de la richesse des traditions orales et des sources endogènes.
Face à ces distorsions, la civilisation de la vallée du Wémè – deuxième plus grande vallée fluviale d’Afrique après celle du Nil – appelle à une réévaluation de son patrimoine matériel et immatériel. Ce colloque se veut un espace de restitution, de recherche et de dialogue autour des mémoires africaines, de la traite, de la déportation et des formes de résistance.

Objectifs scientifiques et méthodologiques

L’objectif central du colloque est de redéfinir la cartographie ethno-civilisationnelle du pays Wémè et, plus largement, de contribuer à la réappropriation critique de l’histoire africaine par les Africains eux-mêmes.
Les travaux s’articuleront autour d’une approche pluridisciplinaire associant historiens, anthropologues, linguistes, archivistes, chercheurs en généalogie, mais aussi gardiens de la mémoire, reines mères et patriarches.
Les axes principaux incluent :
L’analyse critique des archives coloniales et des sources locales relatives aux peuplements du Wémè ;
L’étude des structures fluviales (chenaux, ports, zones de passage) construites par la main-d’œuvre esclavagisée ;
L’analyse des migrations et des transformations sociales postérieures à l’effondrement des royaumes ;
L’examen du destin des déportés et de la dispersion du patrimoine culturel et spirituel du Wémè à travers le monde afro-descendant.

Contributions attendues

Le colloque réunira des chercheurs, historiens, anthropologues, ainsi que des représentants des communautés caribéennes et afro-américaines, des patriarches, reines mères et chefs coutumiers.
Ces échanges permettront d’enrichir la connaissance du Wémè et de formuler des propositions concrètes pour la restitution des archives endogènes, qu’elles soient orales, matérielles ou symboliques.

Un outil de mémoire : le questionnaire de restitution

Dans le prolongement du colloque, un questionnaire scientifique et pédagogique a été élaboré afin de collecter des données historiques auprès des royaumes, chefferies et familles royales africaines.
Cet outil vise à reconstituer la mémoire des ancêtres fondateurs, des dynasties royales, des chefferies coutumières et des initiés déportés au temps des esclavages.
Le questionnaire comprend trois catégories principales :
1. Royaumes endogènes – retraçant la généalogie, les lignées royales, les guerres et les résistances ;
2. Chefferies traditionnelles – explorant les structures communautaires, cultuelles et territoriales ;
3. Reines mères et femmes coutumières – valorisant la transmission orale et la mémoire féminine dans la préservation des panégyriques claniques.
Ces questionnaires permettront de recueillir les témoignages vivants, d’identifier les objets sacrés dispersés ou volés, et de documenter les rites mémoriels dédiés aux déportés. Ils constituent une étape essentielle vers la constitution d’archives africaines endogènes, authentiques et participatives.

Du local au global : une mémoire partagée

En articulant les savoirs locaux et les recherches universitaires internationales, les Journées de Restitution des Archives Endogènes offrent une plateforme inédite pour reconnecter les peuples africains et afro-descendants autour d’une mémoire commune.
Cette démarche du local au global ambitionne de transmettre aux générations futures une histoire fidèle, ancrée dans les réalités africaines et ouverte sur le monde.
Contexte justificatif.
L’ancien État du Wémè, antérieur à l’empire d’Oban-Dan et situé aujourd’hui entre la République fédérale du Nigeria et la République du Bénin, fait l’objet de profondes distorsions historiques et de confusions géographiques. Ces altérations sont issues des phénomènes d’arrachement, de déportation et de colonisation qui ont marqué, souvent violemment, l’ensemble des civilisations noires.
À titre d’instrument de domination, de nombreux idéologues, cartographes coloniaux et auteurs européens se sont appuyés sur des rapports militaires produits durant les déportations, ainsi que sur la complicité de certains métis afro-européens présents dans les comptoirs commerciaux d’Afrique noire entre le XIVᵉ et le XIXᵉ siècle. Leur objectif implicite était de redéfinir une Afrique reconstruite, en effaçant la mémoire des résistants et en altérant la pensée et les modes de vie de ces civilisations anciennes.
Aujourd’hui, des institutions publiques et privées s’unissent pour imposer un discours colonial fondé sur des archives tronquées, ignorant les systèmes d’appartenance socio-identitaires qui structuraient les grandes civilisations africaines.
La civilisation de la vallée du Wémè, deuxième plus grande vallée fluviale d’Afrique après celle du Nil, nécessite une réévaluation de sa mémoire matérielle et immatérielle. Il s’agit de restituer la vérité historique concernant les périodes de déportation et d’esclavage, et d’envisager les dimensions généalogiques et territoriales liées à d’éventuelles restitutions.
OBJECTIFS SCIENTIFIQUES ET MÉTHODOLOGIE
Ce colloque vise à redéfinir la cartographie ethno-civilisationnelle du pays Wémè à travers une approche pluridisciplinaire. Une attention particulière sera portée à :
• L’analyse critique des documents coloniaux et des archives locales relatives à l’histoire des peuplements de la région ;
• L’étude des côtes de la rive Ouémé et des chenaux construits par la main-d’œuvre esclavagiste ;
• L’analyse des migrations postérieures à l’effondrement des royaumes ;
• L’examen du sort des déportés, de leur adaptation et de la dispersion du patrimoine culturel du Wémè.

CONTRIBUTIONS ATTENDUES

Les chercheurs, historiens, anthropologues, ainsi que les représentants des communautés caribéennes et afro-américaines, les patriarches et reines mères, seront invités à partager leurs travaux et leurs témoignages. Leurs contributions permettront d’enrichir les connaissances sur le Wémè et de proposer des pistes pour une réappropriation critique de son histoire.
Questionnaire:
Le présent questionnaire, élaboré dans le cadre des Journées de restitution des archives endogènes sur les résistances africaines, constitue un outil pédagogique destiné à faciliter la collecte et l’organisation des données historiques relatives aux peuples noirs avant, pendant et après la traite esclavagiste. Cette démarche, du local au global, vise à transmettre aux générations futures une mémoire structurée et fidèle.
 Trois catégories de questionnaires ont été établies :
1. Pour les royaumes endogènes ;
2. Pour les chefferies traditionnelles ;
3. Pour les reines mères, reines et patriarches des sociétés coutumières.
Questionnaire Catégorie A.
Qui est l’ancêtre fondateur de votre royaume ?
Où  vivait-il et pourquoi ce départ de la terre natale pour une nouvelle destination ?
A-t-il régné comme un roi ou un guerrier ?
S’il a été à la fois guerrier et roi, combien d’hommes et de femmes constituaient son armée ?
S’agit-il d’une armée militaire moderne ou d’une armée traditionnelle et souveraine ?
a- s’il s’agit d’une armée militaire moderne comment cette armée obtenait-elle les armes à feu ?
b- s’il s’agit d’une armée traditionnelle et souveraine par quel moyen cette armée résistait-elle face aux adversaires ?
 Qui  étaient les adversaires de votre royaume ?
a- d’où venaient-ils?
b- Pourquoi ?
 Existe-t-il un lieu de formation des hommes et des femmes avant leur intégration à cette armée?
a- comment appelle-t-on cet endroit et où se situe-t-il de nos jours ?
b- comment cet endroit était protégé
c- Comment appelle-t-on le corps qui protégeait un endroit de formation des hommes et des femmes qui défendaient la patrie ou le royaume à cette époque ?
En quelle année aviez-vous appris l’histoire de la fondation de votre royaume ?
a- Connaissez-vous à peu près l’âge de votre source de renseignements sur cette histoire ?
b- Quel était le statut religieux de votre source :
1- Animiste?
2- Chrétien?
3 – Musulman ?
Êtes-vous un roi ou un régent sur le trône de votre ancêtre ?
a- Si Oui, que détenez-vous comme patrimoines pouvant certifié les données relatées ci-haut? (Joindre une photo de ces patrimoines à votre réponse aux questionnaires)
b- Aviez-vous d’autres documents importants sur votre royauté ?
c- Sinon comment pensez-vous écrire ou archiver l’histoire de ce royaume ?
De la Fondation jusqu’à vous, combien de rois se sont succédés sur ce trône ?
Parmi vos prédécesseurs, il y en a de rois déportés ?
a- Qui par exemple ?
b- En quelle année ?
c- Par qui ?
d- Dans quelle région du continent noir d’après la géographie et les pays actuels d’Afrique?
e- Aviez-vous recherché une fois à savoir le pays d’accueil de ce roi déporté ?
Votre royauté a-t-elle des archives précieuses sur la mémoire des déportés ?
Saviez-vous que les africains déportés ont fondé des familles dans leur nouveau monde ?
votre royaume compte combien de principautés?
Quelles sont les chefferies coutumières qui organisent chacune de ces principautés ?
Que pensez-vous du projet de la restitution des archives Endogènes sur les résistances Africaines ?
Aviez-vous un projet de rédaction de l’histoire de votre trône royal ?
Questionnaire Catégorie B-1
Quelles sont les différentes Collectivités qui composent votre royaume?
Saviez-vous qu’un royaume est un état coutumier défini par un collectif  compris entre sept (07) à quarante-et-une (41) principautés ?
a- Quelles sont les principautés de votre royaume et où peut-on les rencontrer au Bénin, En Afrique et dans le monde si possible ?
b- Pouvez-vous nommer le nom des différents chefs de cultes Vodounon   qui se sont succédé au trône de chacune de ces principautés ?
c- Pensez-vous que votre royauté a perdu de ses territoires pendant des détachements ou lors des migrations ?
d- Quelles relations entretenez-vous entre les territoires ou les principautés extérieures de votre royaume dans le monde ?
Comment le conseil royal se compose-t-il dans votre localité ? Combien de femmes (reines-mères ou Tangninon) ? Combien de reines (Ahössi) ? et combien de patriarches (Houétö ou Daa) ?
Quelles sont les divinités claniques qui constituent la force vive de votre royaume ?
a- Ces divinités sont-elles des forces de défense de la cité ?
b- Si oui, comment ?
c- Combien d’hommes et de femmes initiait-on dans le couvent de ces divinités par an ?
d- Quelle est la tranche d’âge des initiés ?
Si l’esclavage confirme avoir déporté des hommes et des femmes et qu’à cette époque il n’existait pas des religions importées, d’après vous, peut-on conclure que les déportés ont été en majorité des initiés du Vodoun ?
a- Connaissez-vous quelques noms d’initiés ou d’adeptes de vodoun perdus ou arrachés par la déportation ?
b- Que saviez-vous des succès et des échecs de l’armée de votre royaume face aux négriers ?
c- votre royaume a-t-il connu d’apogée ?
d- Pendant combien cet apogée a-t-il duré ?
e- Que sont devenus les Hounsi c’est-à-dire les adeptes de Vodoun et quel a été le sort des successions au trône des Vodounnon pendant et après la période d’apogée ?
 Des milliers de royaumes ont été dévastés par l’esclavage, des pillages ont eu lieu, des familles ont été déportées.
a- connaissez-vous des objets qui ont été arrachés à votre ancêtre ?
b- Quelle gestion est faite des objets sacrés dans vos principautés ?
c- Par quelle méthode la protection des objets et celle des forêts sacrées est-elle assurée dans l’intimité ancestrale chez votre royaume ?
Questionnaire Catégorie B-2
7.Avez-vous un récit ou un témoignage recueilli sur l’arrachement de vos ancêtres ou de vos biens au temps des esclavages?
a- comment avez-vous conservé ce récit ou témoignage ?
b- En admettant que l’esclavage a été une humiliation déshumanisante pour les peuples qui l’ont subi, pourquoi avez-vous jugé utile de conserver cette mémoire?
c- En parlez-vous avec plaisir ou avec mépris auprès de vos sujets ?
d- Parler de la déportation d’un chef de famille a-t-il suscité des frustrations pour vous ou pour une honte par extension?
8. Dans certaines principautés les couvents ont été des hauts lieux de conservations d’objets sacrés lesquels ont des intimités avec la généalogie.
a- Quelle conservation faites-vous des objets intimes présents dans les couvents endogènes de vos principautés et de votre royaume ?
b- Quelle année ou quelle période d’existence pourriez-vous attribuer à chacun de ces objets?
9. Quels sont les évènements coutumiers qui ont lieu chaque année dans un état d’esprit collectif au sein de vos principautés et quelle est la raison fondamentale de chacun de ces événements ?
a- quelle est la participation des chefs coutumiers et quelle est la participation des territoires voisins à l’organisation de ces événements ?
b- Existe-t-il un évènement particulier qui est destiné à la mémoire des morts et des déportés au sein de vos principautés ?
c- À quelle moment de l’année cet événement est-il célébré ?
d- pensez-vous que des enfants de déportés africains peuvent y participer pour les prochaines éditions ?
10- S’il existe véritablement des évènements coutumiers qui sont dédiés aux morts et à la mémoire de déportés dans vos royaumes et principautés, comment souvenez-vous du nom de ces ancêtres déportés ?
a- Est-ce à travers la déclamation des panégyriques claniques ou coutumiers ?
b- Est-ce à travers l’exposition des crânes ou des Assanyin (Assin) ?
c- Est-ce à travers des transmissions de récits suivant l’oralité ?
11- Dans certains Clans, dans certaines traditions du Bénin, du Togo et du Nigéria, il existe plusieurs systèmes d’archivage de la mémoire des déportés :
a- lequel système d’archivage de données historiques est populaire ou actif dans votre principauté ?
b- Qui sont les conservateurs de la mémoire et de l’histoire dans votre principautés et comment les appelle-t-on dans votre langue maternelle ?
c- Existe-t-il un document écrit sur l’histoire de votre royaume ?
12- Pourriez-vous partager l’histoire de votre royaume avec le monde ?
13- Aviez-vous bénéficié d’assistance extérieure pour répondre à ces interrogations sur l’histoire de votre royaume de la genèse jusqu’à vous ?
Questionnaire Catégorie B-3
Comment désigne-t-on le clan de votre époux ?
Connaissez-vous les panégyriques claniques de votre belle famille ?
Quel rapport a-t-il avec les clans voisins ?
En tant qu’épouse d’une famille royale, aviez-vous participé à la restitution des panégyriques claniques de cette famille ?
À quelle occasion ?
a- À l’occasion des cultes d’enlèvement de deuil existe-t-il un collectif des femmes mariées qui s’unissent pour déclamer des panégyriques claniques moyennant des dons ou des remerciements ?
b-À quel moment les femmes mariées de cette collectivité se réunissent-elles pour réactualiser les panégyriques claniques du clan ?
c- Comment sont dirigées les séances de recyclage ou de réactualisation des panégyriques claniques dans votre principauté ou collectivité ?
Combien de femmes initiées aux cultes endogènes compte le collectif des femmes mariées et qui sont membres de votre équipe ou groupe de femmes rattachées aux valeurs coutumières de votre belle famille ou de votre famille si vous êtes une reines-mères ?
Récitez par écrit quelques noms figurant dans le générique du panégyrique clanique de votre belle famille et de votre famille.
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Symbole de l'amitié - la communicationCulture et histoire

Appel à partenariat

Appel à partenariat

Titre du Projet

Organisation de la deuxième édition du Festival international et du colloque scientifique intitulé : ’’Mitöhouindo, vodoun comme première force de résistance des africains esclavagisés’’.

Le démarrage de la deuxième édition du festival international et de son colloque scientifique conjoint est fixé pour le mercredi 23 au jeudi 31 mai 2018.

Structure en charge :

ONG Symbole de l’amitié/ N° : 2014/060/SC/STCCD/SA du 5 mai 2014
Siège social : Akpro-Missérété/Vakon-gbo-M/Bernard-Copé/Arrondi de Vakon
Tél : (+229) 97 165 381 / 97 059 382 / 97 891 833
Site internet : www.symbole-amitie.com
email : contact@symbole-amitie.com
COORDONNÉES BANCAIRES: IBAN (International Bank Account Number); BJ 067 01508 508100000819 84, Code SWIFT/BIC: COBB BJBJ

Objectif du Projet

Le festival International et le colloque scientifique : ’’Mitöhouindo, vodoun comme première force des africains esclavagisés“ sont deux activités conjointes organisées annuellement par l’organisation non gouvernementale Symbole de l’Amitié, en collaboration avec des chefs de cultes endogènes, des patriarches, des rois du Bénin, Nigéria et Togo ; sous le haut patronage d’un comité scientifique international pour inventorier les patrimoines immatériels et matériels de la mémoire et de l’histoire de l’esclavage transatlantique au Bénin. Ses activités durent une semaine et rassemblent étudiants, anthropologues, psychiatres, prêtres et adeptes des cultes endogènes, archéologues, musiciens, artisans, poètes, cinématographes, historiens, juges, rois et enfin patriarches africains qui sont les gardiens des mausolées. Tout ce monde est mis en relation pour la concomitance et la réflexion autour des objectifs histoire et culture de l’Afrique et de sa diaspora. Le festival qui précède le colloque comporte des rubriques tels que :

Démonstrations et danses sur des musiques ancestrales

o Le défilé des différents groupes d’artistes traditionnels et des adeptes de cultes endogènes
o Adjogan, musique royale
o Sattö, musique mémoriel d’enlèvement de deuil pour des africains arrachés, esclavagisés et inhumés sans respect des pactes ancestraux
o Echassiers : moyens de survie au-dessus du fleuve inventés par des rescapés de la traite et l’esclavage transatlantique, devenus plus tard musique de souvenir pour des citoyens des villages lacustres du Bénin après l’abolition
o Houngangbo : musique de récitation des souvenirs et noms des captifs suivis de leur éloge individuel avant déportation
o Guèlèdès : la danse des masques
o Sogbê : la danse et musique de l’armée traditionnelle de défense territoriale de l’aire culturel Adja-Tado, Ké, Hun, Oyo, pendant l’esclavage, exploitée de nos jours, comme musique d’enlèvement de deuil périodique des dahoméens et Togolais morts dans le monde inconnu après avoir été déportés outre Atlantique et esclavagisés
o Egun-gun : la danse des revenants qui récitent la mémoire des captifs et informent sur leur état dans l’au-delà. Ils enseignent aux jeunes générations le panégyrique clanique qui est une autre source fiable de l’histoire et de la mémoire de l’esclavage transatlantique
o Le Shango : la danse de la divinité de foudre, dieu de tonnerre découvert aux XVIIIe siècle par des noirs afin d’empêcher la capture des leurs et freiner la déportation d’un grand nombre
o Dan : la danse des adeptes de la divinité Dan qui assurent le bien être sanitaire des familles africaines soumises à la crainte et  à la misère pendant l’esclavage
o Elègba : la danse de la divinité protectrice des amazones
o La danse des initiés de la diaspora : c’est un tableau de scènes cultuelles et culturelles destinées aux afrodescendants pratiquants des cultes ancestraux qui permettra d’asseoir au fil des ans un système culturel de restauration et de recyclage à travers l’échange de talents et de savoirs entre les patriarches et les filles et fils de la diaspora historique d’Afrique rattachés à leurs appartenances socio-culturelle et cultuelle d’origine ancestrale malgré les influence des esclavagistes
o Etc.

Des visites touristiques et échanges avec des familles africaines d’origine béninoise

Les derniers jours du festival sont toujours consacrés à la visite des sites de mémoire et des vestiges de l’esclavage transatlantique découverts dans chaque région du Bénin et qui sont conservés par des familles béninoises comme des hauts lieux sacrés. Il s’agit également là d’une opportunité touristique qui permet l’échange sur les objets découverts entre les patriarches et les touristes ; ces derniers constitués en majorité d’afrodescendants lesquels en fin de comptes sont libres d’établir un rapport scientifique entre les mythes et les réalités de l’histoire écrites par des navigateurs européens. Compte tenu de la liste exhaustive  de ces vestiges considérés comme des objets sacrés par certains clans, le comité d’organisation du festival met à chaque édition quarante huit heures de visites touristiques au service des participants afin de leur permettre d’explorer des mémoires de l’histoire de l’esclavage transatlantique qui sont restées cachées depuis plus trois siècles passés.

Le colloque scientifique international

Cette partie des manifestations s’assigne la mission comme celle d’un tribunal de l’histoire où partant des comptes rendus des activités précédemment exécutées, le comité scientifique composé non seulement des universitaires, chercheurs scientifiques, anthropologues, professeurs, élèves et des doctorant mais aussi des patriarches, rois ; inventorient, débattent et concluent touts ensemble les différents thèmes scientifiques en rapport avec la culture et l’histoire de l’esclavage transatlantique dans le monde. La plupart des thèmes retenus à cette occasion sont très souvent développés par des experts béninois, haïtien, caribéens, togolais et par les patriarches eux-mêmes ; ce qui permet aux participants de bénéficier d’une meilleure qualité de débat.

Généralités et but fondamentaux du Festival et du Colloque

Le but fondamental du festival international et de son colloque scientifique s’inscrit dans le cadre de la patrimonialisation de la mémoire et de l’histoire de l’esclavage transatlantique dans un processus allant du local vers le global, ce qui pourrait avoir pour effet progressif et efficace, l’accaparement de l’héritage de l’esclavage transatlantique par la génération montante pour le développement socioculturel et économique de l’Afrique en particulier et du monde en général. C’est l’un des supports indispensables pour la sauvegarde de la mémoire de l’humanité, étant donné que 60% des acteurs traditionnels qui animent les différents tableaux du festival ont participé à l’accouchement de la base de données des dahoméens mis en esclavage transatlantique grâce à leur volonté de partager avec des historiens modernes et des chercheurs de tous les domaines, la mémoire des déportés imprimée par scarification sur leur corps comme des meurtrissures et conservée par leur conscience afin d’être transmise de génération en génération, mais normalement de façon discrète entre initiés.

Comprendre la base de données

De tout ce qui précède, le festival international et colloque scientifique intitulé ’’Mitöhouindo, vodoun comme première force de résistance des africains esclavagisés“ à travers ses objectifs strictement axés sur :
– La coopération entre les détenteurs des savoirs et les générations plus jeunes
– La récupération de la mémoire de l’esclavage transatlantique encore disponible chez des anciens initiés à la tradition des cultes endogènes
s’offre la mission d’un collecteur de mémoire et d’un bâtisseurs de pont entre la descendance des africains arrachées à tout basculement dans un monde inconnu, dans un état de non être, dans une infériorité raciale et dans le déni de leurs valeurs africaines.

Les charges d’organisation

L’organisation du festival international et du colloque scientifique conjoint intitulé ’’Mitöhouindo, vodoun comme première force de résistance des africains esclavagisés“ nécessite d’importants moyens d’ordre financiers et matériels compte tenu de la qualité de chacune des activités qu’elles soient historiques, culturelle, cultuelles et touristiques sans oublier le délai nécessaire à leur exécution respective. Elle consiste à mettre des moyens de déplacement et l’hébergement y compris la restauration à la disposition de chaque groupe d’acteurs invités afin de rassurer l’exactitude dans l’exécution des activités programmées. Vu que la plupart des acteurs à savoirs, patriarches, adeptes, chanteurs, batteurs et autres, habitent souvent loin du site retenu pour abriter les différentes manifestations ; le comité d’organisation prend en effet des responsabilités qui lui reviennent financièrement chères. Il s’agit des charges de première nécessité sans lesquelles des réalités trop importantes resteront toujours inconnues d’un grand nombre des chercheurs scientifiques.
Le budget estimatif du festival international et son colloque scientifique de cette année 2018 s’évalue à quinze mille (15 000€) euros, y compris les frais d’hébergement des adeptes des cultes endogènes du Togo, Bénin et du Nigéria qui viendront démontrer aux scientifiques le mode d’encodage du nom des déportés africains esclavagisés, contre leur corps en tant que personne vivante par le système de tatouages, de balafres ou de scarifications sur la peau humaine. Il s’agit là d’un partage de secrets endogènes de conservation de la mémoire de l’esclavage transatlantique qui sera exposé pour la première fois en face du monde afin d’éclairer les uns et les autres sur les mythes et les préjugés portés à l’histoire africaine sur le sujet de l’esclavage depuis des siècles à nos jours.

Qualités des partenaires attendus

Etre promoteur, directeur, membre, consultant d’une agence (personnelle) ou (laboratoire), sociale, communautaire, universitaire, organisation non gouvernementale nationale ou internationale de recherche scientifique dans les domaines ci-après :
– Psychiatrie
– Anthropologie
– Histoire
– Archéologie,
– Théologie
– Peinture
– Artisanat
– Documentaire
– Tourisme
– Transport aérien, terrestre et fluvial
– Hôtellerie
– Presse (audio-visuelle)
– Séminaire (prêtes)
– Université (nationale et internationale)
– Chercheurs
– Musique africaine
– Auteurs (maison d’édition)
– Production vidéo
– Percussionnistes
– Monarque
– Palais royal
– Conservateur de musée
– Archivistes
– Graphistes
– Médecine
– Compagnie aérienne
– Sculpture Etc.

Droits de partenariat garanti

– Attestation de participation
– Echange de contacts avec des acteurs traditionnels des cultes endogènes et à la fois ressources de l’histoire africaine
– Exposition des objectifs et logos des structures partenaires
– Obtention d’un droit à la communication à l’occasion des manifestations
– Autorisation de couverture médiatique (enregistrement des bandes vidéo de l’évènement)
– Visite des lieux sacrés, couvents, mausolées et (l’initiation au secret d’une divinité au choix)
– Publication d’articles ou de documents sur les activités du festival et du colloque
– Prise de vue avec des rois et autres autorités de la société civile
– Distribution des étrennes de chaque structure partenaire aux participants et au public
– Un poste de responsabilité dans la composition des membres du comité d’organisation de la prochaine édition du même festival.
Tarif minimum exigé par partenaire :
La contribution minimum attendue de chaque partenaire ou actionnaire du festival international et son colloque scientifique intitulé : ’’Mitöhouindo, vodoun comme première force de résistance des africains esclavagisés“ est fixé à 500 €, donnant droit à la promotion des prospectus et ventes des articles ou autres objets de la structure partenaires sur les sites du festival et du colloque par une à deux personnes. Ne sont pas compris les frais de visites touristiques, ni la participation d’une troisième personne en cas de besoin.
NB : Le cas des sociétés offrant des prestations commerciales à savoir la communication GSM, Magasine spéciale, la restauration sur place, est particulier et mérite un traitement spécial. Pour tout renseignement contactez nous : contact@symbole-amitie.com , bernardos87@live.fr ou au : +229 97 16 53 81 /

Frais de participation individuelle aux activités

Les frais de participation aux activités de la deuxième édition du festival et son colloque conjoint intitulé «’’Mitöhouindo, vodoun comme première force de résistance des africains esclavagisés » fixés à 150 € par personne et donne droit uniquement à l’accès aux sites du colloque, du festival, à la sécurité des personnes et à la photographie ou la prise de vidéo des activités programmées.

Le délai probable de signature du contrat
Le délai probable de la signature du contrat de partenariat entre le Groupe universitaire de Recherche en Histoire et Culture du Bénin (ONG SYMBOLE DE L’AMITIE) et des partenaires désireux de contribuer à l’organisation du festival international et son colloque scientifique conjoint est prévu pour le mercredi 28 Mars 2018 à 16heures très précises. Dépassé cette date aucune demande de partenariat ne sera prise en compte à cause de la bonne marche de l’organisation qui exige la présentation de toutes les structures impliquées aux différents partenaires du projet par une lettre circulaire d’information.

Formulaire de contrat de partenariat :
Nous soussignons Mr/Mme_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _, directeur/trice ou _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ de : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ qui est un (présentation de la structure) :_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ __ _ _ _ _ _ _
Adresse : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Reconnais avoir pris l’engagement de participer à l’organisation du Festival international et du colloque scientifique : ’’Mitöhouindo, vodoun comme première force de résistance des africains esclavagisés“ à hauteur de : (précisez le montant de participation et sa devise en lettre) : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ ( en chiffre) _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ , Je reconnais avoir lu et pris connaissant des avantages de chacune des activités de cette manifestation culturelle et scientifique et ai prêt à contribuer pour leur réalisations dans le souci de (objectif de partenariat) : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
En foi de quoi, nous nous engageons à verser par virement bancaire ou par Western Union un montant participatif de : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ sur le compte de l’ONG SYMBOLE-DE-L’AMITIE, le 25 Avril 2018 avant 00 heures, afin de garantir une organisation parfaite des activités programmées.
Fait à_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ le (date) : _ _ _ /_ _ _ _ /2018
Ont signé

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Symbole de l'amitié - BéninCulture et histoire

Offre de stage universitaire au Bénin

Dans le cadre de l’organisation de la deuxième édition du festival international et son colloque scientifique intitulé : “Mitöhouindo, le vodoun comme première force de résistance des Africains esclavagisés” le Groupe Universitaire de Recherche en Histoire et Culture du Bénin (ONG SYMBOLE DE L’AMITIE) propose une offre de stage universitaire au Bénin, d’une durée de 3 mois renouvelables donnant droit à une attestation aux universitaires en cours de formation académique dans les domaines ci-après :
– Anthropologie
– Théologie
– Histoire
– Géographie
– Sociologie
– Psychologie
– Archéologie
– Gestion des ressources humaines
– Relations internationales
– Musique traditionnelle
– Artisanat
– Journalisme

I) CONDITIONS A REMPLIR :

– Etre étudiant, inscrit dans une université du Bénin ou d’ailleurs

– Remplir les conditions administratives de séjour au Bénin (visa, vaccin, etc)
– Etre apte et disponible pour toute la durée du stage (mars, avril, mai 2018)
– Savoir parler couramment l’une des langues suivantes : français ou anglais
– Etre forcément laïc et avoir également des notions de base sur la communication gestuelle ou symbolique
– Être patient et attentionné envers les personnes du troisième âge avec qui nous serons souvent en contact
– Avoir un esprit d’équipe, et disposer d’un système d’enregistrement vocal ou vidéo

II) PIECES A FOURNIR

– Une photocopie d’acte de naissance
– Une photocopie de la carte d’identité Nationale
– Un certificat de résidence
– Une lettre de motivation
– Une photocopie du passeport pour les africains de la diaspora historique
– Une photocopie des diplômes précédemment obtenus dans le domaine choisi
– Un contrat de stage à retirer en ligne ou au siège de l’ONG,

III) DATE LIMITE D’INSCRIPTION

La date limite des inscriptions est prévue pour le 28 février 2018 à 17h30 minutes. Les dossiers sont reçus en ligne à l’adresse contact@symbole-amitie.com ou au siège de l’organisation sise à Vakongbo, Maison Bernard-Copé, derrière l’église du christianisme céleste ’’Terre des anges“, Tél : +229 97 16 53 81 / 67 04 24 61, commune d’Akpro-Missérété, République du Bénin. Dépassé ce délai, aucun dossier ne sera reçu.

offre de stage au Bénin

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Symbole de l'amitié - Transport par eauCulture et histoire

Entrepreneuriat culturel et touristique en République du Bénin

INDUSTRIE TOURISTIQUE AU BÉNIN

Le Groupe Universitaire de Recherche en Histoire et Culture au Bénin (ONG Symbole de l’Amitié) donne la main à la jeunesse de l’Ouémé et propose des formations spécifiques en entrepreneuriat culturel et touristique en République du Bénin

FORMATION DES JEUNES

Cette formation s’inscrit dans le cadre du Projet de Valorisation des Circuits Touristiques en rapport avec l’histoire et la mémoire de l’esclavage transatlantique dans les départements de l’Ouémé et du Plateau. L’Office de tourisme du groupe universitaire de recherche en histoire et culture du Bénin, en collaboration avec les musées de Porto-Novo et d’Adjarra et les mairies de Dangbo, des Aguégués, de Porto-Novo et d’Adjarra, lance, sous l’appui technique de la DDCAT (Direction Départementale de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme), une formation professionnelle dans les secteurs suivants :

 Guide de tourisme spécialisé sur les questions de l’esclavage transatlantique au Bénin et à travers le monde

 Agents facilitateurs de voyage et auxiliaires en hôtellerie court et long séjour

 Entrepreneuriat culturel et touristique en République du Bénin

Entrepreneuriat culturel et touristique en République du Bénin

OBJECTIF GLOBAL

Il s’agit d’amener les jeunes des communes de l’Ouémé à mieux cerner l’histoire de l’esclavage transatlantique en république du Bénin, à s’accaparer cet héritage dans le cadre de la création d’emploi.

DESCRIPTION DE LA FORMATION

 Volet : Guide de tourisme spécialiste des questions de l’esclavage transatlantique au Bénin et dans le monde

La république du Bénin (ex-Dahomey) fait partie des pays du monde les plus touchés par la traite des noirs et l’esclavage transatlantique. Des recherches antérieures révèlent que ses côtes ont servi de lieu d’embarquement pour plusieurs millions de captifs sur une période de quatre siècles environ.

C’est un pan de la mémoire de l’humanité qui mérite d’être préservée et conservée dans un processus de patrimonialisation allant du local au national et de là au global lorsque. En Afrique, c’est la transmission intergénérationnelle de l’oralité qui assure l’existence de la mémoire. La patrimonialisation est donc une façon de prendre le relais de la mémoire orale traditionnelle.

Nos recherches scientifiques sur l’histoire et la mémoire de l’esclavage transatlantique ont abouti à la Base de données des Dahoméens victimes de l’esclavage Transatlantique. Le Groupe Universitaire de Recherche en Histoire et Culture au Bénin (ONG SYMBOLE DE L’AMITIE) a identifié des lieux de mémoires et a découvert plusieurs vestiges de l’esclavage transatlantique dans des communes des départements de l’Ouémé et du Plateau.

Ainsi, il s’agira d’informer et de former des jeunes désireux d’entreprendre dans les domaines en rapport avec l’industrie touristique, mais aussi sur l’ensemble de ces vestiges de l’esclavage qui définissent entre eux, des pistes locales de l’esclavage transatlantique sans lesquelles, la fondation des villes cosmopolites et historiques telles que : OUIDAH et GANVIE n’existeraient pas. C’est donc, un secteur d’emploi qui s’offre à la jeunesse en quête d’une profession, source de revenus

 Volet : Agents facilitateurs de voyage et auxiliaires en hôtellerie court et long séjour

Le plus souvent, il est presque impossible de parler du tourisme sans prendre en compte le voyage, l’hébergement et la restauration des touristes. Ainsi, en partenariat avec des agences de voyages et des complexes hôteliers, les agents locaux formés dans ce secteur auront des outils nécessaires pour mieux assurer la sécurité alimentaire et la circulation des touristes, afin de rendre inoubliable leurs séjours en république du Bénin. C’est une profession qui rassure le voyageur depuis son pays de provenance sur :

– l’organisation de son séjour

– sa sécurité

– son hébergement

– son alimentation

 Volet : Entrepreneuriat culturel et touristique en République du Bénin

Le secteur de la culture et du tourisme, aussi vaste, riche et diversifié qu’il soit, est une véritable source de développement et de création d’emploi, encore inexploitée et ignorée par la majeure partie de la jeunesse béninoise. Par conséquent, il s’agira ici, de montrer aux jeunes les atouts économiques que revêtent les mémoires matérielles et immatérielles de l’esclavage transatlantique dans leurs communes, et donc de les former dans l’élaboration de projets allant dans ce sens. Ainsi, les participants auront droit à un apprentissage théorique et beaucoup plus pratique sur :

– Les bases de l’entrepreneuriat en général

– Les fondamentaux de l’entrepreneuriat culturel

– La rédaction, le suivi et l’exécution des projets culturels en République du Bénin

Entrepreneuriat culturel et touristique en République du Bénin

AVANTAGES DE LA FORMATION

 Une attestation de fin de formation est délivrée à chaque participant pour servir et valoir ce que de droit

 Les participants ont la possibilité de travailler au sein de l’office du tourisme dudit groupe ou des structures partenaires

 A la fin de la formation, les participants ont la possibilité de postuler au poste de chef service de la culture, de l’Artisanat et du Tourisme dans les mairies concernées en cas de besoin.

INSCRIPTIONS

Les inscriptions commencent du lundi 12 Juin 2017 et prennent fin dès le samedi 08 Juillet 2017 de 08h 00 à 18h 00.

La réservation est possible par mail à l’adresse contact@symbole-amitie.com ou bernardos87@live.fr et par appel téléphonique au : +229 97 16 53 81 / 99 82 91 91 / 94 15 40 70/ 97 06 66 38

Lieu d’inscription : Siège du groupe universitaire de recherche en histoire et culture du Bénin sis à Vakongbo, Maison Bernard-Copé, derrière l’église du Christianisme céleste « Terre des Anges ».

Frais d’inscription : 2. 000 FCFA soit 3,07 Euros (Contre une fiche d’inscription dûment signé )

Frais de formations : 30.000 FCFA soit 46,15 Euros (possibilité de payer en 2 tranches)

Durée de formation : Lundi 10 Juillet 2017 au Vendredi 08 Septembre 2017

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